Une 3e place dès le jeudi sur 1,45 m, puis deux victoires consécutives les jours suivants avec la bondissante Kannonqulan (Kannan x Quantum). Un triplé qui tombe à point nommé pour un couple formé seulement depuis quelques mois, mais déjà parfaitement accordé. Quand Staut retrouve le rythme, tout le monde le sent passer. Avec sa jument de 9 ans, le Français a remis des pièces dans la machine. Et à écouter le Normand, la jument n’a pas fini de surprendre.
Stockholm, capitale du rebond
Il y a des endroits qui vous inspirent, d’autres qui réveillent les chevaux. Stockholm semble faire les deux pour Kevin Staut. Jeudi, le Français se glisse d’abord sur le podium avec une belle troisième place dans l’épreuve à 1,45 m, histoire de prendre la température. Le lendemain, il hausse le ton : un premier succès, propre, rapide, maîtrisé. Puis, comme pour sceller le week-end, un second triomphe le samedi, terminé en 58’’01, juste assez pour contenir Henrik von Eckermann sur ses terres. Lui qui rentre bredouille malgré une Glamour Girl (VDL Zirocco Blue x Caletto I) très en forme.
Ce doublé porte à quatre le nombre de victoires internationales du couple. Une statistique qui dit quelque chose : ce cheval-là, encore jeune dans le grand bain, n’est peut-être pas juste une promesse. Il commence à ressembler à une certitude.

Kannonqulan, la Suédoise qui brille chez elle
SWB par Kannan, née et formée en Suède, Kannonqulan avait toutes les raisons du monde de se sentir chez elle dans la capitale scandinave. Et elle l’a montré. Sang, agilité, précision : la jument a déroulé avec un naturel déconcertant, comme si le public suédois, en vieille connaissance, l’inspirait.
Un duo qui monte, une dynamique qui change
On n’avait pas perdu Staut de vue, mais ce week-end suédois a rappelé à quel point le Français reste dangereux dès que les planètes s’alignent. Depuis plusieurs mois, il reconstruit méthodiquement un piquet capable de rivaliser avec les gros calibres du circuit 5*. Kannonqulan s’inscrit parfaitement dans cette stratégie. Maniable, réactif, courageux, il semble gagner en maturité à chaque sortie.
Dans un calendrier toujours plus dense, ces deux succès font du bien. Ils ramènent de la confiance, de l’élan, et surtout une perspective : celle d’aborder la saison 2026 avec un cheval qui a désormais un petit morceau d’autorité internationale dans le sang.
De quoi laisser penser que 2026 pourrait bien ramener Staut au premier plan du très haut niveau.
(Photo cover © SIHS/Roland Thunholm)