Gilles Thomas insatiable

Publié par Sébastien Boulanger le 30/11/2025

À Stockholm, Gilles Thomas a encore joué les démolisseurs de chronos. Le Belge s’est offert le Grand Prix 4 étoiles comme on claque une porte : fort, sec, et sans laisser le moindre doute. Avec Chuck Marienshof Z (Colestus x Emerald), son gris aux allures de sniper, il a gagné parce qu’il est allé plus vite que tout le monde. Et surtout parce qu’en ce moment, personne ne semble capable de l’arrêter.

Sept au barrage, un seul patron

Le Grand Prix a tourné à la course-poursuite nordique. Sept cavaliers au barrage, tension électrique. Parmi eux : du beau monde, du cavalier qui sait appuyer sur le champignon, du cheval taillé pour avaler les distances.
Mais dès que Gilles Thomas s’est lancé dans le dernier round, on a compris que la partie venait de changer d’échelle.

Un virage avalé comme si la gravité avait pris congé, une accélération sur la dernière ligne droite qui aurait fait rougir un dragster… et un chrono de 34,22 secondes. Propre, brutal, chirurgical.

Derrière, Marlon Modolo Zanotelli a tout tenté avec Charly Heart (Cornet Obolensky x Heart-Ache BS), mais la barre est restée hors de portée : 34,96.
Olivier Philippaerts, lui, a déroulé un barrage plus carré, mais les 35,13 ne suffisent pas pour accrocher mieux que le podium avec H&M Miro (Diamant de Semilly x Kannan).
Même Ben Maher, pourtant un habitué du scalpel chronométrique, s’est arrêté à 35,54.
Les autres ? De bons soldats, mais avec des barres au sol.

Au final, quatre doubles sans faute… mais un seul qui allait vraiment vite. Très vite. Trop vite pour les autres.

Un Thomas qui roule à plein régime

Cette victoire n’est pas un accident météorologique. C’est juste la météo 2025 de Gilles Thomas : perturbations belges récurrentes, rafales de victoires, anticyclone au-dessus des classements.
Le garçon a pris une dimension supplémentaire. On le sent (encore) plus froid, (encore) plus acéré, (encore) plus sûr de lui.
Chuck Marienshof Z, qu’il monte depuis un peu plus d’un an, semble s’être branché sur la même fréquence.

Et maintenant ? Genève, Malines… et Ermitage Kalone

Le plus croustillant dans cette histoire ?
La saison de Gilles Thomas n’est même pas terminée. Pas du tout. Le Belge va encore aligner deux grosses dates en décembre : Genève puis Malines, cette fois avec Ermitage Kalone, son crack number one.

À Stockholm, Gilles Thomas a livré un message très clair : oui, il gagne beaucoup. Oui, il est insatiable. Et non, il n’a pas l’intention de lever le pied.
Quand un cavalier empile les performances avec un tel mélange de sang-froid, de précision et de gourmandise, on sait qu’on tient un patron de saison.
Et elle est loin d’être finie pour le cavalier belge…

Retrouvez les résultats complets du Grand PRIX 4* de Stockholm ici

(Photos © SIHS/Roland Thunholm)