Djembé de Hus s’en va au sommet : clap de fin pour le duo formé avec Justin Verboomen

Publié par Sébastien Boulanger le 24/02/2026

Il venait de frapper fort en Coupe du monde à Neumünster. Il venait de s’installer comme l’un des (nombreux) chevaux belges les plus excitants du circuit Grand Prix actuellement. Et pourtant, rideau. Djembe de Hus quitte Justin Verboomen et prend la direction de la Suisse. Une vente actée quelques jours après semaines après son triomphe allemand. Timing brutal, mais logique implacable du marché.

Neumünster, la consécration éclair

À Neumünster, le duo avait tout simplement frappé un grand coup. Victoire dans le Grand Prix Coupe du monde avec plus de 76 %, puis confirmation dans la Kür (remportée, cette fois, par Larissa Pauluis. Voir notre article ici). Fluidité, expression, sérénité : Djembé donnait l’impression d’avoir toujours été là. Six sorties, trois victoires, trois fois deuxième. Si vous avez mieux, faites nous signe.

Le score de Neumünster marquait un cap. Le couple s’installait dans la cour des grands après déjà plus que des prémices lors de l’étape de Malines. Les perspectives claires sur le circuit indoor européen. La Belgique tenait peut-être un nouveau fer de lance en Grand Prix. Et Verboomen un deuxième cador à côté de Zonik Plus.

Et puis, quelques semaines plus tard, tout s’est accéléré.

(© FEI/Hippo Foto Media – Dirk Caremans)

Le marché n’attend jamais

Djembé de Hus a été vendu en Suisse. L’opération a été menée par la marchande belge Dominique Mohimont, déjà impliqué dans la carrière du cheval qui était resté la propriété du Haras de Hus après la liquidation du cheptel en 2024, puisqu’il n’avait pas trouvé acquéreur. Il avait alors été confié à Justin Verboomen

Les offres n’auraient pas manqué après la performance allemande. Mais le choix final ne s’est pas porté sur une écurie ultra-médiatisée. Djembé rejoint un jeune cavalier suisse. Aucun programme international majeur n’a, à ce stade, été officiellement communiqué.

Autrement dit : le cheval quitte la lumière des Coupes du monde pour un projet plus discret, sur la durée.

Un cheval déjà calibré haut niveau

Avant Verboomen, Djembé n’était pas un inconnu. Formé et révélé en France au Haras de Hus par Jessica Michel-Botton, il s’était illustré chez les jeunes chevaux, notamment aux Mondiaux de Verden. Un modèle chic, un trot expansif, une mécanique solide.

Avec Verboomen, le passage au Grand Prix s’est fait avec méthode. Le Belge a su installer le cheval dans le travail rassemblé, stabiliser les lignes, donner de la maturité à l’ensemble. Le résultat : une ascension rapide et crédible.

Le timing de la vente n’en est que plus frappant. Djembé part au moment précis où il commence à peser.

(© FEI/Hippo Foto Media – Dirk Caremans)

Coup dur pour la Belgique ?

Sportivement, la perte est réelle. La Belgique voyait émerger un couple capable de s’installer régulièrement au-delà des 75 % en CDI-W. Sur un circuit où la concurrence avec les mastodontes allemands, danois et britanniques reste de mise, chaque cheval compétitif compte. À fortiori une année de Championnats du monde.

Pour le numéro un mondial, c’est un changement. Le dressage moderne est ainsi fait : on construit, on performe, on valorise. Puis le marché tranche.

Le neuf mais brillant palmarès de Djembé de Hus laisse, une trace éclair sous selle belge. Une victoire en Coupe du monde. Une impression de marge. Et cette sensation rare d’un cheval qui montait encore.

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