À quatre mois des Mondiaux d’Aix-la-Chapelle, le circuit de la Coupe des Nations FEI fait escale à Fontainebleau avec un plateau cinq étoiles. Entre têtes d’affiche, répétition générale et bataille stratégique, le dressage européen entre dans le dur.
Un casting qui sent bon les grands championnats
Il y a des concours qui comptent double. Fontainebleau 2026 passé au niveau max en fait clairement partie.
Avec un plateau qui ressemble davantage à une finale qu’à une étape intermédiaire. Les champions d’Europe Justin Verboomen et Zonik Plus mèneront la Belgique de, pendant que la Grande-Bretagne dégaine du lourd avec Charlotte Fry et Glamourdale, duo star du circuit, mais aussi Carl Hester et Fame.

Côté allemand, difficile de faire plus solide : Isabell Werth, véritable institution du dressage mondial, sera accompagnée de Wendy de Fontaine, dans une équipe dense et expérimentée.

Bref, Fontainebleau n’est pas une simple escale. C’est déjà un test grandeur nature.
La France à domicile, entre pression et construction
Organiser, c’est bien. Performer, c’est mieux.
Pour cette première étape de Coupe des Nations à Fontainebleau, les Bleus arrivent avec une équipe homogène mais encore en construction : Pauline Basquin (Sertorius de Rima Z Ifce), Alexandre Ayache (Ruling Olivia), Bertrand Liegard (Ginger) et Alizée Roussel (Bel Amour).

L’objectif est clair : monter en puissance à l’approche des Championnats du monde. Et si possible, le faire devant le public français.
« Fontainebleau est un lieu unique, chargé d’histoire, avec des conditions de compétition exceptionnelles », rappelle Alexandre Ayache.
Traduction : pas d’excuse, mais une vraie opportunité.
Tous les regards tournés vers Aix-la-Chapelle
Impossible de parler de Fontainebleau sans penser à la suite. Dans quatre mois, les Mondiaux FEI de dressage poseront leurs quartiers à Aix-la-Chapelle, temple absolu de la discipline.
Chaque reprise, chaque note, chaque détail comptera déjà dans la préparation. Les cavaliers ne viennent pas seulement chercher des points. Ils viennent valider des systèmes, tester des chevaux, affiner des automatismes.
La Belgique, emmenée par Verboomen, aligne également Larissa Pauluis (Flambeau), Wim Verwimp et Charlotte Defalque (Valentin).
L’Allemagne répond avec un collectif dense : Frederic Wandres, Benjamin Werndl, Svenja Kämper-Meyer autour de Werth.
La Grande-Bretagne complète avec Fiona Bigwood et Lewis Carrier.

Des outsiders qui ne viennent pas pour visiter
Sept nations au total, et aucune en mode figurant.
Les Pays-Bas, l’Espagne et surtout le Portugal arrivent avec des arguments solides. Le trio portugais, João Pedro Moreira, Maria Caetano, Vasco Mira Godinho, aligne trois cavaliers dans le top 40 mondial. Pas là pour faire de la figuration.

Dans une Coupe des Nations où chaque point compte, ce genre d’équipe peut vite transformer la hiérarchie en casse-tête.
Mais la quinzaine du Printemps des Sports Équestre ne s’ouvre pas qu’avec les te^te d’affiche du dressage puisqu’à côté du 5* il y a également un CDI 3*, un CDI 1* et des CPEDI 3* et 2*. Il y en aura vraiment pour tout le monde du côté du Grand Parquet.
Le programme et les résultats du CDIO 5* de Fontainebleau ici
(Photos © PSE/PSV)