Du 4 au 7 février 2027, le Jumping International de Bordeaux reprendra possession du Parc des Expositions. Février paraît encore loin, certes. Mais entre une Coupe du monde qui pourrait sentir la dernière chance, un CDI désormais cinq étoiles, des attelages lancés à pleine balle et Lorenzo debout sur ses chevaux, Bordeaux a déjà quelques arguments pour nous faire regarder l’hiver avec impatience. D’autant que la billetterie, elle, n’a pas attendu.
Bordeaux 2027 est déjà lancé
Février 2027 ? On a le temps.
Enfin, c’est ce qu’on pourrait croire.
Le Jumping International de Bordeaux a déjà commencé à lever le voile sur sa prochaine édition et le programme donne une excellente raison de regarder quelques mois plus loin. Coupe du monde de saut d’obstacles, finale de Coupe du monde d’attelage, CDI 5*, Derby Devoucoux, spectacle équestre et 30 000 m² de Salon du Cheval : du 4 au 7 février, le Parc des Expositions va de nouveau vivre au rythme du cheval. Beaucoup de cheval.
Et puisque la billetterie est déjà ouverte, autant prévenir tout de suite : il n’est jamais trop tôt pour penser à Bordeaux.

Bordeaux et la Coupe du monde, vieille histoire
Le cœur de la maison reste évidemment le saut d’obstacles.
Depuis presque un demi-siècle, Bordeaux fait partie de ces étapes de Coupe du monde qui ont accumulé suffisamment de souvenirs pour ne plus avoir besoin d’expliquer pourquoi elles comptent. En 2027, la manche bordelaise sera surtout l’avant-dernière étape de la Ligue d’Europe occidentale avant la finale de Göteborg, programmée du 24 au 28 mars.

Autrement dit : à cette période de la saison, le moindre point commence sérieusement à peser.
Et l’histoire récente a placé la barre assez haut.
En février 2026, l’Irlandaise Jessica Burke, associée à Good Star du Bary, est devenue la première femme à remporter le Grand Prix Coupe du monde de Bordeaux depuis la création de l’épreuve en 1978. Il aura donc fallu attendre près d’un demi-siècle. On a connu des bastions plus pressés de tomber.

Côté français, la disette commence à devenir un peu longue : Julien Épaillard et Quatrin de la Roque restent les derniers vainqueurs tricolores, en 2017.
En 2027, cela fera dix ans.
On pose ça là.

Guerdat connaît très bien l’adresse aussi
Bordeaux possède aussi quelques habitués particulièrement encombrants lorsqu’il s’agit de gagner.
Steve Guerdat, vainqueur ici en 2020 et 2024, connaît plutôt bien le chemin vers la sortie de piste. L’affection du nouveau Champion du monde n’est pas secrète.
« J’adore Bordeaux et j’adore pratiquement tous les concours en France car c’est un pays de cheval, ce sont des gens de cheval. Des publics de connaisseurs, de super ambiances. Et Bordeaux, avec toute son histoire, est une des étapes phares de la Coupe du monde. C’est un concours que j’apprécie énormément », avait-il confié.
Reste à savoir qui sera effectivement de la partie en février prochain.
Une chose, en revanche, ne changera pas : à Bordeaux, à deux étapes de la fin de la Ligue d’Europe occidentale, les points commencent à coûter cher.
Le dressage décroche sa cinquième étoile
La vraie nouveauté sportive de 2027 se trouve peut-être du côté du rectangle.
Après avoir introduit un CDI 4* à son programme en 2026, Bordeaux monte déjà d’un étage. En février prochain, ce sera un CDI 5*.

Une étoile de plus sur l’affiche, mais surtout un sérieux changement de dimension. L’idée est d’attirer les plus grands champions de la discipline.
Le dressage avait déjà commencé à prendre ses quartiers à Bordeaux avec la Battle de dressage, avant l’arrivée d’une première compétition internationale en 2026. Son passage au niveau cinq étoiles confirme que la discipline n’est plus simplement venue faire un tour.
Elle s’installe.
Et elle complète un programme qui réunissait déjà saut d’obstacles, attelage et Derby Devoucoux. Le nom « Jumping International de Bordeaux » commence presque à devenir trop étroit pour contenir tout ce qui s’y passe.
Presque.

Quatre chevaux, un meneur et assez peu de temps pour respirer
Puis vient l’attelage.
Et à Bordeaux, l’attelage n’a jamais vraiment ressemblé à un intermède destiné à laisser refroidir la salle.
En 2027, le concours accueillera pour la treizième fois la finale de la FEI Driving World Cup. Les meilleurs meneurs du circuit indoor se retrouveront donc en Gironde pour jouer directement le titre.

Bordeaux et les attelages à quatre chevaux entretiennent depuis longtemps une relation particulièrement bruyante.
La piste, les trajectoires, les accélérations, les obstacles qui semblent parfois arriver beaucoup trop vite : la discipline possède tout ce qu’il faut pour transformer une salle déjà chaude en cocotte-minute.
Et le public bordelais connaît suffisamment l’exercice pour savoir quand monter le volume. En 2026, Dries Degrieck avait piqué la vedette et le titre à Boyd Exell. Il y aura de la revanche dans l’air…

Quand les meilleurs attelages du monde débarquent pour une finale de Coupe du monde, demander à tout le monde de rester calmement assis devient de toute façon assez théorique.
Lorenzo va aussi laisser son Empreinte
Le jeudi 4 février, on rangera momentanément les chronomètres.
La soirée sera consacrée à Empreinte, nouvelle création originale du Jumping International de Bordeaux. Et pour porter le spectacle, l’organisation a choisi un homme qui n’a jamais vraiment eu besoin d’une selle pour attirer l’attention : Lorenzo.
L’artiste français, mondialement connu pour ses spectacles en liberté et sa maîtrise de la poste hongroise, sera l’une des figures centrales de cette création. À ses côtés sont également annoncés Guillaume Mauvais, Mélie Philippot, le Chœur Jeune Académie Vocale d’Aquitaine et la peintre Liska Llorca.

Le projet entend mélanger chevaux, musique, chant, peinture et mouvement autour d’une même idée : l’empreinte laissée dans la terre, dans la mémoire, dans les émotions ou dans les œuvres.
Une performance appelée à évoluer directement sous les yeux du public.
On sera assez loin d’un vertical à 1,60 mètre abordé au grand galop.
Et c’est précisément ce qui rend la soirée intéressante.
30 000 m² pour prolonger la promenade
Il faudra également prévoir un peu de temps en dehors des tribunes.
Le Salon du Cheval accompagnera une nouvelle fois l’événement avec 230 exposants répartis sur 30 000 m². Professionnels de la filière, grandes marques, équipementiers, éleveurs, cavaliers et passionnés y seront réunis pendant les quatre jours.
Bref, de quoi entrer pour regarder une épreuve et ressortir quelques heures plus tard en se demandant où est passée l’après-midi.

L’édition 2027 prendra également une dimension solidaire avec un engagement annoncé aux côtés de la Fondation des Femmes, engagée en France pour les droits des femmes et contre les violences dont elles sont victimes.
Une partie du chiffre d’affaires de la billetterie sera reversée à la Fondation pour soutenir ses actions.
Rendez-vous en février. Ou maintenant.
Alors oui, du 4 au 7 février 2027, c’est encore dans quelques mois.
On ne connaît pas encore le casting de la Coupe du monde. On ignore quels cavaliers débarqueront à Bordeaux avec une qualification pour Göteborg à sécuriser, quels couples seront en pleine forme ou quelles histoires la saison aura fabriquées d’ici là.
Mais le décor est déjà suffisamment garni.
Février peut attendre. La billetterie, beaucoup moins.
Après tout, il n’est jamais trop tôt pour penser au Jumping de Bordeaux.
Accès à la billeterie du Jumping International de Bordeaux ici



