On the eve of her entrance into the para-dressage competition at the World Championships in Aachen, Barbara Minneci used the familiarisation session to introduce Freiherr to the main arena. A talented horse, but still completely new to this level. Fifteen minutes to look around, breathe, find some landmarks and, incidentally, avoid saluting the wrong way. For the Belgian rider, this Tuesday was certainly not the moment to redo the horse’s dressage: it was simply about making the unknown a little less unknown.
First, show the newcomer around
A quarter of an hour. Not exactly enough to revolutionise a career. But more than enough to get acquainted with an arena that, on Wednesday, will have a very different feel.
Barbara Minneci took part in Tuesday’s familiarisation session with Freyr, Freiherr von Nymphenburg, ahead of their entrance into the para-dressage competition. The pair represents Belgium in Grade III at these World Championships. The Belgian selection also includes Emma Vercammen and Odin in Grade III, as well as Kevin Van Ham and Francesca Vanhoeck in Grade V.
For Minneci, this familiarisation had particular importance. Because her partner is still discovering the very top level.
« “It is very important, especially because the horse has zero experience. He behaves well, but everything is new to him.” »
That was the programme. No major technical overhaul, no last-minute revolutionary idea a few hours before the start. Just a horse to reassure and a rider who also wanted to take possession of the place.

A quarter of an hour outside, a quarter of an hour inside
Before entering the arena itself, Freiherr first had fifteen minutes around the outside of the ring, with Barbara Minneci’s trainer walking alongside him.
Un détail qui n’en est pas vraiment un lorsqu’un cheval découvre l’environnement d’un championnat.
« That allowed the horse to relax a little, to feel comfortable with my trainer walking beside him. And then we took fifteen minutes in the arena. In fact, that is enough to feel the horse’s reactions a little and find your lines. »
The work of the day was therefore more reconnaissance mission than full dress rehearsal.
« Obviously, we are not going to redo the horse’s dressage in the arena. It is just about giving both of us confidence and finding our bearings. »
And for Barbara Minneci, “finding bearings” is not some ready-made phrase used to fill a pre-competition interview. The Belgian readily admits that she can lose her way once she is inside her test.
Alors, tant qu’à disposer de quelques minutes, autant vérifier où se trouvent les lettres, les juges et surtout le sens de circulation.
« J’ai refait un petit peu les mouvements de demain dans le bon sens pour ne pas saluer dos au juge. »
Au moins, le protocole diplomatique est réglé.

Un Mondial qui n’était pas vraiment au programme
L’histoire devient plus intéressante encore lorsqu’on regarde le calendrier du couple.
Freyr et elle n’ont disputé que deux concours ensemble avant ce rendez-vous mondial. La saison devait initialement servir à construire, découvrir et mettre le cheval en confiance. Pas à débarquer directement dans l’une des plus grosses échéances de la planète para-dressage.
« L’idée à la base cette année, c’était juste de le mettre en confiance, pas de venir au championnat du monde. »
Sauf que Freyr a manifestement brûlé quelques étapes.
Au championnat de Belgique fin mai, le couple avait déjà envoyé un petit message : Freiherr von Nymphenburg s’était notamment imposé dans le freestyle Grade III avec 74,322 %.
De là à prévoir un Mondial quelques semaines plus tard ? Pas vraiment.
Zéro pression, beaucoup à apprendre
Barbara Minneci connaît les grandes échéances. Les championnats internationaux et les Jeux paralympiques ne sont plus exactement des terres inconnues pour elle. Mais l’expérience n’empêche pas le joyeux bazar des premiers jours.
« Chaque concours est différent. Moi, je vis un concours à la fois. C’est effectivement un gros concours et il y a beaucoup de règles à suivre. On n’arrive pas à tout suivre au début, donc c’est un peu le chaos. À la fin du concours, on aura tout compris. »
Une philosophie qui pourrait probablement être imprimée sur le manuel d’accueil de la moitié des grands championnats.
Une fois en selle, en revanche, le décor administratif disparaît. Il reste une cavalière, un cheval et une reprise à dérouler.
Et surtout aucune envie de demander à Freiherr ce qu’il ne sait pas encore donner.
« Par rapport à l’enjeu, je suis relax parce que je n’ai pas d’attentes avec Freiherr. Il a zéro expérience. On a fait deux concours ensemble, donc on va voir comment ça se passe. Je ne vais certainement pas lui mettre la pression. »

« Le cheval a beaucoup de qualités »
Voilà peut-être le vrai enjeu de mercredi.
Pas forcément une médaille. Pas encore un pourcentage précis à aller chercher. Mais une première grande expérience à ranger dans la tête d’un cheval qui apprend encore le métier.
« Le cheval a beaucoup de qualités. On manque encore beaucoup de technique parce que tout est très nouveau pour lui et il fait de son mieux pour comprendre mes aides. »
Barbara Minneci ne cherche d’ailleurs pas à situer artificiellement son couple dans la hiérarchie avant même d’avoir déroulé.
« J’ai du mal à me situer sur un gros championnat comme ça avec toute la concurrence. »
Alors mercredi, Freyr découvrira pour de bon ce que signifie entrer sur un rectangle de championnat du monde. Les juges seront là, la reprise comptera et les quinze minutes de reconnaissance appartiendront déjà au passé.
Pour le reste, Minneci a choisi une feuille de route plutôt simple : ne pas brûler les étapes d’un cheval qui les a déjà franchies à toute vitesse.
Et saluer les juges dans le bon sens. Ce sera déjà un excellent début.
La liste de départ du grade III here





