Le sud du Portugal devait chauffer l’hiver du jumping européen. Il restera tiède. Les compétitions internationales prévues à Vilamoura entre le 24 février et le 29 mars 2026 sont officiellement annulées. En cause : des procédures administratives et des travaux qui n’ont pas pu être finalisés à temps pour ouvrir le site au public.
Derrière cette décision, le propriétaire du Vilamoura Equestrian Centre et l’organisateur GRANDPRIX Events, contraints de tirer le frein à main. Le programme était pourtant alléchant : cinq semaines internationales, du CSI3* au CSI5*, avec l’ambition assumée de faire de Vilamoura une base hivernale majeure du circuit.
Mais qu’on ne s’y trompe pas : il ne s’agissait pas simplement de reprendre le flambeau de l’organisation historique portée par Antonio Moura et de passer un gros coup de plumeau. Le projet était autrement plus large, plus structurant, plus ambitieux. Un site repensé, des infrastructures modernisées, une vision à long terme pour installer durablement Vilamoura sur la carte mondiale du saut d’obstacles.
Le communiqué ne cache ni la déception ni l’ampleur des enjeux. Des investissements lourds sont en cours pour doter le Portugal d’un site « de niveau mondial », portés notamment par Arrow Global. Mais le calendrier, lui, n’a pas attendu.
« Aujourd’hui, c’est toute la communauté équestre internationale et les acteurs économiques de la région qui sont pénalisés », reconnaît Vincent Goehrs, président de GRANDPRIX, qui présente ses excuses aux cavaliers, propriétaires et équipes déjà engagés dans la tournée.
Reste un élément clé : l’expérience. Celle d’équipes qui ont fait leurs preuves à Chantilly, Compiègne, Deauville, Cabourg ou encore Le Touquet. Des rendez-vous solides, installés, respectés. Alors oui, Vilamoura devra attendre. Mais au vu du professionnalisme de GRANDPRIX Events, le lancement n’est clairement que partie remise. L’hiver s’échappe. Le projet, lui, reste bien en selle.