La Global Champions League ne s’est pas contentée de dévoiler ses 17 équipes pour 2026. Elle a aussi décidé de durcir le jeu. Nouveau format, qualification repensée, playoffs resserrés : la saison qui arrive s’annonce plus stratégique, plus brutale, plus exigeante. En clair, la GCL passe en mode action.
Un système qui élimine sans prévenir
La Global Champions League version 2026 conserve son ADN : deux manches le même jour, pas de score biffé, chaque faute compte. Mais désormais, l’équation se complique sérieusement. À l’issue de la première manche à 1,60m, seules les dix meilleures équipes accèdent à la seconde à 1,55m. Les points sont conservés et déterminent le classement final.
Il n’y a plus de zone grise. Une entame moyenne peut suffire à faire basculer un week-end. Le format assume clairement sa dimension knock-out : tension immédiate, sanction instantanée, hiérarchie sans appel.
La moindre barre devient stratégique.

Une qualification au Grand Prix devenue champ de bataille
Le changement ne s’arrête pas aux équipes. La qualification pour le Longines Global Champions Tour Grand Prix est désormais directement liée à la première manche GCL. Les trente meilleurs cavaliers individuels de cette épreuve à 1,60m obtiennent leur ticket pour le Grand Prix. Une autre compétition individuelle en début de week-end permet à dix cavaliers supplémentaires de compléter le plateau.
Résultat : la première manche devient un carrefour décisif. On y joue les points pour son équipe tout en défendant sa propre place au départ du Grand Prix. La lecture tactique se complexifie. Certains devront choisir entre gestion collective et ambition individuelle. D’autres tenteront de tout prendre.
La stratégie au centre du jeu
Les équipes restent bâties autour de six cavaliers, avec un U25 obligatoire. Cette contrainte structurelle, loin d’être symbolique, oblige à penser la saison dans sa globalité. Les managers peuvent toujours adapter leur composition entre les manches et procéder à des transferts en cours de saison, ce qui maintient le mercato sous tension permanente.
La gestion des chevaux, la rotation des forces, l’anticipation des échéances majeures : tout devient affaire d’horlogerie fine. La GCL n’est plus seulement une affaire de talent brut. Le chef d’équipe devra être plutôt bon aux échecs pour pouvoir gérer sa team dans la compétition

Playoffs resserrés, pression permanente
À l’issue de la saison régulière, seules seize équipes décrocheront leur place aux GC Playoffs. Les quatre meilleures bénéficieront d’un accès direct aux demi-finales de la GCL Super Cup. Autant dire que chaque étape comptera dès l’ouverture du circuit.
Il ne sera plus possible d’attendre le milieu de saison pour enclencher la machine. La constance devient la valeur cardinale. Les équipes devront performer partout, tout le temps, sous peine de disparaître du radar.
Une saison à haute intensité
La volonté est claire : renforcer la dimension stratégique et accroître la dramaturgie sportive. La concentration de talents annoncée pour 2026, combinée à ce format plus tranchant, promet des affrontements d’une rare intensité.
La GCL a choisi l’exigence. Les cavaliers devront choisir la précision. Le public, lui, peut s’attendre à une saison sans respiration.

Le line up complet 2026:
· Valkenswaard United: Thibault Philippaerts, Gilles Thomas, Marcus Ehning, Hans-Dieter Dreher, Lorenzo De Luca, Edwina Tops-Alexander
· New York Empire: Georgina Bloomberg, Bertram Allen, Scott Brash, Max Wachman, Denis Lynch, Michael Pender
· Cannes Stars powered by Iron Dames: Sophie Hinners, Katrin Eckermann, Janne Friederike Meyer-Zimmermann, Jörne Sprehe, Angelica Augustsson Zanotelli, Anastasia Nielsen
· Basel Cosmopolitans: Géraldine Straumann, Marlon Modolo Zanotelli, Zascha Nygaard, Nicola Philippaerts, Olivier Philippaerts, Andreas Schou
· Riesenbeck International powered by Horse Gym: Ciaran Nallon, Philipp Weishaupt, Max Weishaupt, Christian Kukuk, Marco Kutscher, Emanuele Camilli
· Prague Lions powered by Czech Equestrian Team: Anna Kellnerovà, Thibeau Spits, Niels Bryunseels, Pieter Devos, Derin Demirsoy, Fernando Martinez Sommer
· Scandinavian Vikings: Sara Vingralkova, Jur Vrieling, Jorge Matte Capdevila, Lara Tryba, Deirdre Reilly, Susan Fitzpatrick
· Monaco Aces: Iñigo Lopez de La Osa Franco, Gregory Cottard, Peder Fredricson, Yuri Mansur, Duarte Seabra, Mariano Martinez Bastida
· Rome Gladiators: Yali Kass, Guido Grimaldi, Jennifer Hochstaedter, Luiz Felipe Neto De Azevedo, Clara Pezzoli, Ioli Mytilineou
· Shanghai Swans: Giacomo Casadei, Max Kühner, Christian Ahlmann, Daniel Deusser, Ben Maher, Jane Richard
· St. Tropez Pirates: Jeanne Sadran, Antoine Ermann, Nadja Peter Steiner, Jérôme Guery, Piergiorgio Bucci, Kaitlin Campbell
· Istanbul Warriors powered by Carpe Diem Equestrian Team: Oliver Fletcher, Hasan Şentürk, Efe Siyahi, Henrik Von Eckermann, Simon Delestre, Abdel Saïd
· Madrid In Motion: Jack Whitaker, Kim Emmen, Victor Bettendorf, Eduardo Alvarez Aznar, Maikel Van der Vleuten, Sergio Alvarez Moya
· Cairo Pharaohs: Ismail Osama El Borai, Nayel Nassar, Inès Joly, Annelies Vorsselmans, Dalma Malhas, Pim Mulder
· Doha Falcons: Caroline Rehoff Pedersen, Jessica Mendoza, Oliver Lazarus, Sheik Ali Bin Khalid Al-Thani, Sanne Thijssen, Nathan Budd
· Mexico Amigos: Niamh Mcevoy, Carlos Hank Guerreiro, Eduardo Menezes, Zoe Hank Conter, Kendra Claricia Brinkop, Koen Vereecke
· Riyadh Knights: Tom Wachman, Cian O’Connor, Olivier Perreau, Rodrigo Gesteira Almeida, Emanuele Gaudiano, Mathijs Van Asten
(Photos ©GCL)