À quelques jours du coup d’envoi de la Finale de la Coupe du monde de dressage FEI™ à Fort Worth, le scénario s’emballe pour Raphael Netz. Leader une bonne partie de la saison, l’Allemand de 26 ans a du revoir ses plans en urgence : son cheval phare Great Escape Camelot est forfait. Un contretemps de taille… mais pas un abandon. Car dans l’ombre, DSP Dieudonne est prêt à prendre le relais.
Camelot out, Dieudonne en pompier de luxe
C’est le genre de nouvelle qui tombe mal. Très mal.
Alors que tout semblait aligné pour Fort Worth, Raphael Netz a dû composer avec un imprévu majeur : la blessure de Great Escape Camelot.

Un coup dur, tout simplement. Camelot, c’était le cheval des gros rendez-vous, celui qui avait porté l’Allemand toute la saison indoor avec régularité et ambition.
Mais à haut niveau, il faut toujours un plan B.
Et pour Netz, ce plan B a un nom : DSP Dieudonne.
Heureusement pour lui, le cheval était déjà qualifié pour la Finale. Pas de repêchage de dernière minute, pas de bricolage. Juste un changement de casting… avec des repères déjà solides.
Une saison qui a changé de dimension
Au départ, Fort Worth n’était même pas sur la feuille de route.
Puis les points sont tombés. Encore et encore.
Et sans faire de bruit, Netz s’est retrouvé… en tête du classement de la Ligue d’Europe occidentale pendant une bonne moitié de la saison.
« Quand j’ai réalisé que j’étais bien placé, je me suis dit : visons le Texas. »
Le déclic est là. Et avec lui, une nouvelle stature.
Car derrière cette montée en puissance, il y a aussi une évolution majeure :
pour la première fois, Netz a joué la saison avec deux chevaux compétitifs.
- Camelot : 2e à Stuttgart, top 5 à Herning et Neumünster
- Dieudonne : 3e à Bâle, 4e à ’s-Hertogenbosch
Deux cartes. Deux dynamiques. Une ambition.

Fort Worth, test grandeur nature
Ce changement de monture rebat forcément les cartes.
Camelot offrait de la sécurité. Dieudonne, lui, amène une autre équation :
moins de certitudes, mais un potentiel bien réel.
Et surtout, une capacité à performer dans des ambiances indoor déjà validée.
Car la Coupe du monde, Netz connaît. Et il adore.
« Les sites sont incroyables, le public est formidable… c’est ça, le sport. »
Un circuit où chaque Libre se joue à guichets fermés, où la pression est constante, et où la moindre approximation se paie cash. Ce sera aussi le cas au Texas.

Un outsider qui n’en est plus vraiment un
Deuxième Finale pour Netz. Mais cette fois, le statut a changé.
Il ne vient plus pour apprendre. Il vient pour exister et montré qu’il représente le dressage allemand des prochaines années.
Même avec un changement de dernière minute. Même sans son cheval numéro un.
Parce qu’au fond, cette saison l’a déjà prouvé : Raphael Netz n’est plus une promesse. C’est un client. Sérieux
À Fort Worth, tout commence jeudi. Et pour Netz, tout recommence aussi, d’une certaine manière.
Nouveau cheval. Nouvelles sensations. Même objectif. Reste à savoir si ce contretemps sera un frein… ou le début d’un autre scénario.
Retrouvez le programme de la finale de la coupe du monde de dressage ici
(Photo cover © FEI/www.sportfotos-lafrentz.de / Stefan Lafrentz