GCL de Rome, New York en surclassement. Riesenbeck prépare son sacre.

Publié par Sébastien Boulanger le 10/10/2026

Quatre parcours, zéro faute et une victoire sans discussion. À Rome, New York Empire a sorti le grand jeu pour remporter la treizième étape de la Global Champions League. Mais derrière la démonstration des Irlandais de l’équipe US, Riesenbeck International a peut-être réalisé la meilleure opération du week-end. Deuxièmes, les Allemands s’envolent au championnat et pourraient décrocher le titre dès Le Caire. Pendant ce temps, Istanbul et son Belge Abdel Saïd tentent de maintenir le suspense.

New York, capitale de l’Italie

Tous les chemins mènent à Rome. Mais ce samedi, celui emprunté par New York Empire ne passait visiblement pas par la case « barre au sol ».

Dans la Ville éternelle, la formation de Georgina Bloomberg a livré une prestation chirurgicale. Quatre parcours, quatre sans-faute. Pas une barre, pas un point de pénalité. Le genre de copie qui ferait presque passer une épreuve de Global Champions League pour une promenade à vélo dans Central Park.

Pourtant, le décor n’avait rien d’une balade. Reportée au samedi en raison des mauvaises conditions météorologiques de la veille, la compétition réunissait dix-sept équipes avec, pour chacune, l’obligation de survivre à une première manche éliminatoire avant d’espérer disputer la seconde. Et à ce stade de la saison, chaque barre vaut beaucoup plus que quatre petits points.

Denis Lynch et Michael Pender ont lancé les hostilités. Le premier avec Ping Pong van de Lentamel, le second avec Madgeslane Louis. Deux parcours parfaits pour installer New York Empire en tête dès la première manche.

En seconde manche, changement de casting, même scénario. Lynch revient avec Chicago et signe un nouveau zéro. Puis Bertram Allen entre en scène avec Pacino Amiro pour achever le travail.

Résultat : zéro pénalité et une victoire nette, sans bavure, sans discussion.

Les Irlandais de Bloomberg viennent de rappeler une chose à leurs adversaires : quand tout le monde saute sans faute, les calculatrices peuvent rester au vestiaire.

Riesenbeck perd la bataille, mais se rapproche du trône

Si New York Empire a gagné Rome, Riesenbeck International pourrait bien avoir gagné beaucoup plus.

La formation allemande, emmenée notamment par Philipp Weishaupt et Marco Kutscher, termine deuxième avec quatre points de pénalité. Pas de quoi faire trembler le trophée romain, mais largement suffisant pour consolider sa position de patron du championnat.

Avec désormais 267 points, Riesenbeck possède 45 longueurs d’avance sur Istanbul Warriors, deuxième au général avec 222 unités.

Autant dire que les Allemands ont pris une sérieuse option sur le titre.

Et leur gestion de la saison ressemble de plus en plus à celle d’une équipe qui sait exactement où elle va. Pas forcément besoin de gagner tous les week-ends. Il suffit de scorer régulièrement, d’éviter les catastrophes et de laisser les poursuivants s’épuiser à tenter de combler l’écart.

Marco Kutscher ne s’en cache d’ailleurs pas. Le championnat occupe les conversations de l’équipe, et pas seulement au moment de compter les points.

Philipp Weishaupt abonde dans le même sens : la deuxième place romaine est une excellente opération, mais personne ne veut crier victoire trop tôt.

Car il reste deux étapes. Et en saut d’obstacles, une mauvaise journée peut encore transformer une autoroute vers le titre en chemin de croix.

Istanbul résiste, Abdel Saïd garde les armes

Derrière les deux premiers, Istanbul Warriors s’est offert une troisième place qui ressemble davantage à une opération de résistance qu’à une célébration.

Avec le Belge Abdel Saïd et le Français Simon Delestre, la formation turque avait pourtant commencé sa journée avec huit points de pénalité. Pas exactement le meilleur scénario pour une équipe censée mettre la pression sur le leader.

Mais les deux hommes ont remis les choses à l’endroit en seconde manche.

Saïd, associé à Wathnan Calvaro, et Delestre, en selle sur Gatsby du Tillard, signent chacun un parcours sans faute. Suffisant pour remonter sur le podium et sauver 21 précieux points au championnat.

Une réaction de caractère, mais qui ne permet pas de réduire l’écart avec Riesenbeck.

Delestre a néanmoins prévenu : avec Abdel Saïd, il compte se battre pour conserver la deuxième place et, pourquoi pas, revenir sur les Allemands.

Car le danger ne vient plus seulement de devant. Derrière Istanbul, New York Empire a enclenché la vitesse supérieure.

Et pour les couleurs belges, Rome aura tout de même été une journée plutôt intéressante. Outre le podium d’Abdel Saïd, Olivier Philippaerts termine quatrième avec les Basel Cosmopolitans, tandis que Gudrun Patteet décroche la cinquième place avec les Riyadh Knights.

Le Caire, dernier arrêt avant le sacre ?

C’est là que l’histoire devient particulièrement intéressante.

À deux étapes de la fin, Riesenbeck International possède 267 points, contre 222 à Istanbul et 215 à New York Empire.

Le calcul est assez simple. Il reste 60 points à distribuer au maximum à chaque équipe, 30 au Caire et 30 à Rabat.

Et avec ses 45 points d’avance, Riesenbeck n’a même plus besoin de gagner.

Une sixième place au Caire suffirait mathématiquement à offrir aux Allemands le titre de champions GCL 2026, quels que soient les résultats de leurs adversaires.

Même en cas de victoire d’Istanbul en Égypte, la messe pourrait donc être dite avant le dernier rendez-vous marocain.

Pour New York Empire, l’équation est différente. Avec seulement sept points de retard sur Istanbul, la deuxième place du championnat redevient un objectif très concret. Et après un week-end aussi parfait, difficile de ne pas imaginer les hommes de Georgina Bloomberg jouer les trouble-fêtes jusqu’au bout.

Reste à savoir si Riesenbeck saura conclure.

Car être favori avec 45 points d’avance, c’est confortable. Devoir confirmer ce statut avec un titre à portée de main, c’est une autre histoire.

Rome a couronné New York. Le Caire pourrait couronner Riesenbeck.

Retrouvez les résultats complets de la Global Champions League de Rome ici

(Photos(©LGCT/S.Grasso)

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