On pensait avoir tout vu après le doublé belge dans le Grand Prix. Raté. À Neumünster, les dresseurs belges ont remis ça en Coupe du monde Freestyle. Même casting, même domination. Seule différence : l’ordre du classment. Cette fois, Larissa Pauluis prend sa revanche sur Justin Verboomen. Et le dressage belge continue de faire danser l’Europe.

Pauluis, 84 % et la cour des grands
Hier battue d’un souffle, aujourd’hui impériale. Larissa Pauluis a claqué un retentissant 84,015 % avec Flambeau (Empere x Zeoliet) dans le Grand Prix Freestyle Coupe du monde de Neumünster.
Nouvelle meilleure performance personnelle pour le couple. Et pas qu’un peu. « C’est un nouveau record hier dans le Grand Prix et aujourd’hui sur la Kür, c’est clairement mon record. J’ai battu quand même encore d’1 % quasiment ma Kür. Donc c’est vraiment bien », nous glisse la cavalière belge

À seize ans, Flambeau ne ralentit pas. Il accélère. « Il est super fit. Il est en constante progression, donc je pense que ce n’est pas la chance. […] Je pense que j’ai encore moyen de gagner quelques pourcents parce que ce n’est pas encore parfait. »
84 %. Un cap. « Là, il entre quand même dans la cour des grands. » Difficile de lui donner tort.
Verboomen, battu mais pas décroché
Derrière elle, Justin Verboomen ne s’effondre pas. Il signe 81,985 % avec Djembé de Hus OLD. Solide. Propre. Mais insuffisant pour garder la pole position conquise la veille dans le Grand Prix.
Un jour l’un, un jour l’autre. La Belgique version ping-pong de haut niveau.
Le Portugal s’invite à la fête
Contrairement au Grand Prix, le troisième homme change. Le Portugais João Pedro Moreira, en progression constante ces derniers mois, grimpe sur la boîte grâce à ses 81,080 % avec Drosa Fuerst Kennedy OLD.

Une performance qui confirme sa montée en puissance. Mais à Neumünster, le projecteur était surtout braqué sur le duel belgo-belge.
Une émulation qui fait des étincelles
Ce week-end, Pauluis et Verboomen ont transformé la Coupe du monde en match interne. Et personne ne s’en plaint.
« Oh oui, bien sûr, c’est hyper motivant. Donc oui, là c’est chouette, il gagne un jour, moi le ledemain. Moi ça me va », lâche Larissa en riant.
Pas de déclic magique, assure-t-elle. Juste du travail. « On doit se remettre en question tout le temps. […] Il y a encore une différence quand je le monte à la maison ou en concours, donc il y a encore moyen d’améliorer. On progresse simplement. »
Le grand gagnant ? Le dressage belge. Pour ne pas dire plus. Car quand deux cavaliers flirtent avec les 84 % en Coupe du monde, l’impact dépasse les frontières.

La finale, ce n’est pas le goal.
Deuxième victoire en Coupe du monde pour Pauluis après son doublé à Malines. De quoi revoir les plans pour la finale ? Pas du tout.
« Le plus important maintenant, c’est vraiment d’avoir la sélection pour les Jeux avec l’équipe. J’ai un peu peur qu’il y ait un problème dans le transport et mettre la sélection de l’équipe en danger. Et je crois que ce n’est pas le goal pour l’instant. »

Lucidité avant tout. La gloire, oui. Le calcul sportif, aussi. Mais le collectif avant le personnel.
À Neumünster, les Belges ont joué à s’échanger les partitions. Et pour l’instant, la symphonie sonne toujours aussi juste.
Retrouvez les résultats complets du Grand Prix Freestyle Coupe du monde de Neumünster ici
(Photos © FEI/www.sportfotos-lafrentz.de / Stefan Lafrentz)