Il fallait un grand stade pour terminer ces Mondiaux de complet. Aix-la-Chapelle en avait un. Il fallait aussi des nerfs, des chevaux encore frais et quelques prières discrètes devant les verticaux de Frank Rothenberger. Michael Jung a offert à l’Allemagne le scénario parfait avec fischerChipmunk FRH. La Grande-Bretagne a continué de collectionner l’or par équipes. Trois Français ont terminé dans le Top 10 et Andrew Hoy, 67 ans, a encore refusé de vieillir. Et un peu plus loin au classement, trois Belges ont décroché ce qu’ils étaient venus chercher : un billet pour Los Angeles 2028. Champagne obligatoire.

Il y a des dimanches où le jumping sert simplement à confirmer ce que les deux premiers jours avaient raconté.
Et puis il y a ceux où il faut cacher ses mains qui tremblent. Vous avez compris à quoi ressemblait ce dimanche.
Cinquante-neuf couples, treize obstacles, seize efforts, 91 secondes autorisées et un immense Main Stadium qui ressemble déjà à une cathédrale équestre lorsqu’il est vide. Alors, avec un titre mondial et sept tickets olympiques à distribuer, autant dire que l’ambiance n’avait plus grand-chose de la petite reconnaissance du dimanche matin.
Seuls treize couples, soit 22 % des partants, ont réussi le sans-faute dans le temps.
Frank Rothenberger n’avait pas posé des chandeliers pour décorer le gazon.
Jung, Chipmunk et le scénario beaucoup trop parfait
Michael Jung entrait le dernier.
Évidemment.
Parce qu’un Championnat du monde à domicile, à Aix-la-Chapelle, avec fischerChipmunk FRH en tête et Rosalind Canter à quatre dixièmes derrière, ne pouvait décemment pas se terminer dans l’anonymat du milieu de tableau.

L’Allemand n’avait pas droit à une barre. Chipmunk en a touché deux.
Elles sont restées dans les taquets. Quand les dieux germaniques sont en plus de la partie…
Le reste appartient à cette catégorie assez rare des moments où un stade entier comprend exactement ce qu’il vient de voir avant même l’affichage du résultat.
Sans-faute. Toujours 23,0 points. Champion du monde.

Rosalind Canter et Lordships Graffalo terminent deuxièmes avec 23,4 points. Laura Collett et London 52 complètent le podium sur 28,0.
Et Jung peut enfin respirer.
« Il sautait incroyablement bien. Normalement, un double de verticaux à la fin du parcours, ce n’est pas vraiment ce que Chipmunk préfère, mais il a été formidable. Et il faut aussi avoir un peu de chance de son côté. »
Ce petit supplément de chance, Aix l’a vu passer lorsque les barres ont tremblé sans tomber.

Mais réduire ce nouveau sacre à quelques taquets bienveillants serait évidemment assez gonflé.
Car fischerChipmunk FRH termine ces Championnats du monde exactement sur son score de dressage : 23,0 points.
Le score victorieux le plus bas dans un Championnat du monde de complet depuis 1980.
Et pour Michael Jung, c’est une cinquième médaille d’or individuelle remportée aux Jeux olympiques ou en Championnat du monde. Depuis son premier titre mondial au Kentucky en 2010, neuf championnats globaux ont été disputés.
Jung en a gagné cinq.
Une légère tendance se dessine.

« Je suis sans voix. Chipmunk est incroyable. Il fait un excellent dressage, il va vite sur le cross et il saute comme un cheval de jumping : prudent, puissant et athlétique. C’est un rêve de le monter. »
À 18 ans, fischerChipmunk FRH ajoute encore une ligne à un palmarès qui commençait déjà sérieusement à manquer de place. Champion olympique en titre, double vice-champion d’Europe individuel en 2019 et 2025, il efface aussi un vieux souvenir.
Pratoni 2022.
Jung et lui avaient abordé le dernier jumping en tête avant de voir le titre leur échapper.
Quatre ans plus tard, à domicile, aucune barre n’est tombée.
L’histoire possède parfois un sens assez correct du scénario.
« Aix est toujours très spécial. C’est quelque chose d’énorme de vivre ça dans son propre pays. Le fait d’avoir toutes les disciplines réunies rend l’événement encore plus particulier. Il y a tellement d’adrénaline et le stade possède une atmosphère incroyable. J’étais vraiment ému à la fin. »
On le serait à moins.

La Grande-Bretagne, encore et toujours
Par équipes, les Britanniques avaient commencé la semaine devant.
Ils l’ont terminée devant.
Voilà pour le suspense.

Laura Collett, Rosalind Canter, Gemma Stevens et Tom McEwen offrent à la Grande-Bretagne un nouveau titre mondial avec 84,0 points, devant l’Allemagne (95,6) et les États-Unis (113,5).
Et les Britanniques n’ont pas simplement gagné.
Ils ont établi un record.
Leurs 84,0 points constituent le meilleur score final jamais enregistré par une équipe lors d’un Championnat du monde ou de Jeux olympiques, effaçant les 86,3 points déjà réalisés par la Grande-Bretagne à Tokyo.
Tom McEwen et JL Dublin avaient ouvert la dernière phase britannique avec quatre points. Laura Collett et London 52 ont ensuite ajouté 4,4 points.
Puis Rosalind Canter et Lordships Graffalo ont sorti le sans-faute.
Job done.

Depuis Tryon 2018, la Grande-Bretagne a remporté quatre des cinq titres collectifs distribués aux Jeux ou aux Mondiaux : Tryon 2018, Tokyo 2020, Paris 2024 et maintenant Aix-la-Chapelle 2026.
Seul Pratoni 2022 lui avait échappé avec une quatrième place.
À ce niveau-là, ce n’est même plus une génération dorée.
C’est un abonnement.
Canter, quatre dixièmes et une année pas comme les autres
Il aura finalement manqué quatre petits dixièmes à Rosalind Canter.
Quatre dixièmes après un dressage, un cross et un jumping.
Autant dire rien.

Ou beaucoup trop lorsqu’un certain Michael Jung décide de ne plus ajouter le moindre point à son compteur.
Avec Lordships Graffalo, deuxième sur 23,4 points, la Britannique repart néanmoins d’Aix avec l’argent individuel et l’or collectif.
Une nouvelle ligne au palmarès de celui qu’elle appelle simplement Walter.
« C’est vraiment très, très spécial. On sait que Walter est en train de devenir l’un des meilleurs chevaux de tous les temps. Chaque fois que je le monte dans une atmosphère comme celle-ci, la pression monte. Mais j’avais un très bon plan aujourd’hui. Je sais que nous avons déjà beaucoup gagné, mais j’ai l’impression de continuer à mieux le connaître à chaque fois. C’est tout simplement le cheval le plus merveilleux qui soit. »
Mais derrière la performance sportive, cette médaille possède surtout une dimension autrement plus intime.
L’année de Canter a été traversée par deux événements majeurs : la naissance de son enfant et le décès de son père.
« Cette année a été faite de beaucoup de hauts et de bas pour notre famille. Nous avons perdu mon père, j’ai eu un bébé et tout est arrivé très vite. Au début de la semaine, tout était un peu flou, pour être honnête. J’avais du mal à vraiment entrer dans la compétition. »

Puis le championnat a fait son œuvre.
Les jours passent, le classement se resserre et la machine britannique se remet à fonctionner comme elle sait si bien le faire.
« Plus la compétition avançait, plus il devenait impossible de ne pas se laisser gagner par l’excitation. Pas seulement parce qu’on est ici, mais parce qu’on fait partie de Team GB. L’atmosphère au sein de l’équipe est incroyable. »
Avec deux médailles autour du cou, le brouillard du début de semaine avait largement eu le temps de se lever.
London 52, cheval d’une vie
Juste derrière, Laura Collett prend le bronze avec London 52.
Et là encore, parler simplement d’un cheval de championnat commence à devenir franchement réducteur.
« C’est absolument le cheval d’une vie. Rien que d’avoir pu aller dans tous les endroits où il m’a emmenée… Pouvoir participer à un Championnat du monde à Aix-la-Chapelle, c’était déjà un rêve. Et repartir d’ici avec deux médailles… »
London 52 possède désormais un palmarès que Collett elle-même semble avoir du mal à réciter sans reprendre son souffle : de l’or européen par équipes, deux titres olympiques collectifs et plusieurs médailles individuelles.
« Il y a dix ans, lorsque je l’ai acheté, je n’aurais jamais, jamais pu rêver qu’il accomplirait ne serait-ce que la moitié de tout ce qu’il a réalisé. Il adore le public et il adore se produire sur les plus grandes scènes. »

Aix lui en offrait une plutôt convenable.
Et London 52, comme souvent, n’a pas vraiment eu l’air de vouloir rentrer à la maison discrètement.
Plus d’équipe de France, mais trois Français dans les dix
Les Français, eux, ont vécu un championnat nettement plus étrange.
Il n’y avait plus d’équipe de France en lice après le retrait de Diabolo Menthe.
Plus de classement collectif possible.
Mais individuellement, les trois Bleus encore en compétition ont réalisé un joli tir groupé.
Et même un trois sur trois dans le Top 10.

Gaspard Maksud et Zaragoza II signent la meilleure performance française avec une superbe cinquième place.
Astier Nicolas et Alertamalib’Or terminent huitièmes.
Et Alexis Goury et Je’Vall prennent la dixième place.
Plus d’équipe, donc.
Mais trois Français parmi les dix meilleurs couples d’un Championnat du monde.
Il existe des façons beaucoup moins élégantes de sauver son dimanche.

Andrew Hoy, 67 ans et toujours pas au courant qu’il faudrait vieillir
Entre ces Français se glisse un monsieur qui semble avoir décidé que les règles habituelles concernant l’âge ne le concernaient pas vraiment.
Andrew Hoy. 67 ans. Sixième mondial.
On peut relire la phrase, elle fonctionne toujours.

Avec Vassily de Lassos, l’Australien termine sur 31,7 points. Après un dressage à 26,9, il n’a ajouté que 4,8 points de temps sur le cross avant de signer un sans-faute au jumping.
À 67 ans, la plupart des gens regardent éventuellement le complet à la télévision.
Andrew Hoy termine sixième mondial.
Chacun son dimanche.
Huitièmes… et pourtant direction Los Angeles
Et puis, derrière les médailles, il y avait une autre compétition.
Peut-être même plus importante pour certaines nations.
Les sept meilleures équipes du championnat, États-Unis exclus puisque déjà qualifiés comme pays organisateur des Jeux de Los Angeles, repartaient d’Aix avec leur qualification olympique.
Grande-Bretagne. Allemagne. Irlande. Suisse. Nouvelle-Zélande. Suède. Et Belgique.
Les Belges terminent huitièmes du classement final par équipes avec 175,7 points.
Mais les États-Unis étant troisièmes et déjà qualifiés comme pays hôte, cette huitième place vaut le septième et dernier ticket disponible pour Los Angeles 2028.
Les Pays-Bas, neuvièmes, restent derrière.
Voilà toute la beauté, ou la cruauté, selon le passeport, du dernier jumping.
Devant, Michael Jung sautait pour devenir champion du monde.
Quelques passages plus tôt, Lara de Liedekerke-Meier, Karin Donckers et Wouter De Cleene sautaient déjà pour Los Angeles.
Et pendant que les champions allaient bientôt recevoir leurs médailles, côté belge, une autre cérémonie pouvait commencer.
Celle avec les bouteilles.
Parce qu’après trois jours passés à regarder les classements monter, descendre et parfois prendre feu, sabrer le champagne relevait moins du folklore que de la prescription médicale.
« On l’a fait. Honnêtement, on l’a fait »

« On l’a fait. Honnêtement, on l’a fait. Je suis trop heureuse. On y a cru, puis plus cru, puis plus cru du tout. Et puis, en fait, on l’a quand même fait. »
Son Kiarado d’Arville n’a que dix ans.
Et sur ces Mondiaux, il a pris une dimension supplémentaire.
« Je suis tellement fière de mon cheval, Kiarado d’Arville. Du haut de ses dix ans, il a quand même pas mal porté l’équipe hier et aujourd’hui un peu plus. »

Au moment d’entrer en piste, Lara connaissait évidemment l’enjeu. Sans forcément vouloir transformer chaque obstacle en calculatrice.
« J’étais au courant, sans être vraiment au courant de la quantité de barres que je pouvais ou ne pouvais pas faire. Et puis après, j’ai eu de super conseils de Philippe Lacus. Je trouve qu’on a eu un staff incroyable cette semaine, chacun à sa place. »
Et elle insiste sur un point : les trois cavaliers que l’on voit célébrer ne sont que la partie visible du travail.
« Cette qualification, ce sont les trois cavaliers qu’on voit aujourd’hui, mais ce sont ceux qui sont sur le devant de la scène. »
Surtout, cette qualification change profondément les deux prochaines saisons.
« Ça ne nous était plus arrivé depuis très longtemps d’être qualifiés aux Jeux via les Mondiaux. Je crois que la dernière fois, c’était au Kentucky en 2010. Ça donne une telle sérénité de pouvoir construire l’année prochaine les chevaux, de ne pas les brûler, de les préparer et quand même viser une belle performance au Championnat d’Europe. Donc, au final, ça change toute la donne. »
Voilà peut-être le véritable trésor ramené d’Aix.
Du temps.
Trois jours dans l’ascenseur
Car avant les bulles, Lara de Liedekerke a connu quelques étages.
Dans les deux sens.

Individuellement, ces Mondiaux ne lui ont pas donné tout ce qu’elle espérait.
« C’est vraiment les montagnes russes, mais ça, c’est le sport de haut niveau. Je pense que c’est pour ça que je suis accro, en fait. Chaque fois, je me dis : “Je vais arrêter.” Puis après, je continue. »
Elle était arrivée à Aix convaincue que son cheval était prêt.
« Quand on s’est parlé au début de la semaine, j’ai vraiment cru que mon cheval était prêt. Il se sentait vraiment bien. Il a déroulé jeudi une reprise de dressage incroyable. »
Puis les sensations se sont brouillées.
« Vendredi, avec le Grand Prix Spécial qui avait lieu en même temps, je n’avais plus de cheval. J’avais l’impression que tout ce qu’on avait travaillé depuis des mois n’était plus là. »
La déception individuelle s’installe. Le cross redistribue ensuite les cartes. Des équipiers ne terminent pas.
Et l’objectif olympique prend toute la place.
« C’était vraiment l’ascenseur émotionnel depuis qu’on est arrivés. Si tu m’avais dit au début qu’on pouvait signer pour la qualification, je signais tout de suite. »
Puis vient le Main Stadium.
La pression.
Et Kiarado répond présent.
« Il a sauté phénoménal, incroyable. Et j’ai gardé mes nerfs. On a tous les deux été à la hauteur. C’est vraiment un très, très bon moment qui restera gravé dans ma mémoire. »

Kai-Steffen Meier avait gardé trois cartouches
Pour Kai-Steffen Meier, chef d’équipe belge, le jumping du dimanche n’était pas exactement un détail oublié lorsqu’il avait construit sa sélection.
Il savait qu’un Championnat du monde pouvait se décider là.
« Je savais très bien que le jumping dans un Championnat du monde allait quand même être assez important. »
Après le cross, pourtant, la situation était devenue franchement inconfortable.
Puis la visite vétérinaire du dimanche matin a légèrement rebattu les cartes.
« Après la visite, on savait que la porte était un tout petit peu ouverte. Il fallait vraiment faire notre maximum pour mettre la pression sur les Pays-Bas. »
Restait à exécuter.
Et c’est précisément ce que ses trois cavaliers ont fait.
« Wouter, Karin et Lara ont très, très bien monté. On a monté rapide, les chevaux ont bien sauté, ils avaient très bien récupéré d’hier. C’était vraiment un bonheur. »
Puis le classement tombe.
Belgique devant les Pays-Bas.
Los Angeles dans la poche.
« Avoir la qualification pour L.A. par la grande porte des Championnats du monde, c’est quand même quelque chose de très, très bien. »
Et surtout, cela change complètement les deux prochaines saisons.
Quatre ans plus tôt, la Belgique avait dû continuer à courir après son billet olympique. Cette fois, le calendrier peut être construit autour de la performance plutôt que de la qualification.
« Aujourd’hui, on sait qu’on va à Los Angeles. C’est un petit peu émotionnel quand je dis ça. Maintenant, on peut déjà amener une équipe l’année prochaine au Championnat d’Europe où on peut vraiment commencer à travailler pour aller plus haut. On peut beaucoup plus se concentrer sur la performance pour vraiment avoir un top résultat à L.A. »
Karin Donckers pourrait bien recommencer
À côté, Karin Donckers sourit.
Elle cherche d’abord le mot français.
« It’s a big relief. »
Un soulagement.
Voilà.
Après un cross où la Belgique avait rapidement perdu un premier couple, la pression était forcément montée sur les trois autres.
« Quand on perd le premier cavalier sur le cross, il y a toujours davantage de pression sur les autres. Heureusement, nous n’étions pas le seul pays. Beaucoup de nations ont fait des erreurs, surtout au début. »

Puis vient la visite vétérinaire.
Chaque cheval éliminé ailleurs devient potentiellement une place gagnée.
Et ensuite, il faut encore sauter.
« Le jumping est toujours important. Et nous avions trois bons chevaux de jumping. Je suis tellement heureuse qu’on l’ait fait. »
À 55 ans, l’Anversoise sait mieux que beaucoup ce que représente une qualification olympique obtenue deux ans à l’avance.
Elle compte déjà sept participations aux Jeux.
Los Angeles pourrait être la huitième.
« J’espère. Il y a encore un long trajet, mais j’ai aussi des chevaux à la maison. J’ai confiance dans ma capacité à préparer des chevaux. »

Et surtout, désormais, le chronomètre olympique ne tourne plus contre la Belgique.
« On a maintenant du temps pour préparer les Jeux olympiques. C’est bien que la pression soit un peu retombée, qu’on puisse préparer les chevaux de la bonne manière et que tout ne doive pas absolument se jouer l’année prochaine. Je me souviens de la préparation des derniers Jeux : c’est plus facile quand la qualification est déjà acquise. »
Karin Donckers à Los Angeles en 2028 ?
Quand on connaît le personnage, mieux vaut éviter de parier trop vite contre.
Wouter De Cleene, Mondial le dimanche, travaux publics le lundi
Et puis il y a Wouter De Cleene.
Dans un sport de haut niveau de plus en plus professionnalisé, son histoire possède quelque chose de délicieusement anachronique.
De Cleene n’est pas cavalier professionnel.
La journée, il travaille dans une société de travaux publics qui réalise notamment des routes dans la région d’Anvers.
Les chevaux, c’est après journée.
Ses Mondiaux ?

(©FEI)
Il les a notamment préparés pendant le mois de juillet.
Pratique : en Belgique, juillet correspond aux congés du bâtiment.
Et lorsqu’on lui demande s’il a dû prendre sur ses congés pour venir passer cette semaine de Championnat du monde à Aix, il répond avec un sourire :
« J’ai la chance d’avoir un gentil patron. »
Quelques jours plus tard, le voilà dans le Main Stadium d’Aix-la-Chapelle à participer directement à la qualification de son pays pour les Jeux olympiques.
Pas exactement la pause déjeuner habituelle.
Après son jumping avec Ragdoll de Tamise, De Cleene reste fidèle au personnage.
Pas de grande envolée.
« Ce n’était pas seulement moi. C’était toute l’équipe. »
Il insiste surtout sur le travail réalisé autour des cavaliers par la fédération belge : soutien psychologique, vétérinaire, entraîneurs, coaching et préparation.
« La fédération travaille énormément. Nous recevons aussi beaucoup de soutien psychologique. Je pense que tout est vraiment bien organisé. »
Quant à Los Angeles ?
Pas question de commencer à réserver l’hôtel.
« Ce n’est pas mon métier. Je pense que, dans ma situation, ce sera difficile d’y aller. Mais si Ragdoll continue comme ça… C’est vraiment un bon cheval. Il reste encore deux ans. On verra. Mais d’abord, profitons peut-être de celui-ci. »
Excellente idée.
Le lundi matin et les routes anversoises pourront attendre quelques bulles.




