Chaque printemps, la saison indoor se termine par une arène mythique : les Brabanthallen de ’s-Hertogenbosch. Du 12 au 15 mars, The Dutch Masters lance la campagne 2026 du Rolex Grand Slam avec un casting XXL, des tribunes pleines et une pression sportive maximale. Kent Farrington arrive aux Pays-Bas avec une victoire à Genève dans les bagages et l’ambition de prolonger la série. Mais à Bois-le-Duc, le spectacle ne se limite pas aux barres : le dressage attire lui aussi une affiche royale, menée par Glamourdale et Zonik Plus. Autrement dit, un week-end où les deux disciplines stars vont se partager la scène.

Bois-le-Duc, un rendez-vous qui ne pardonne pas
Dans le calendrier mondial, The Dutch Masters a un statut particulier.
Créé en 1967 sous le nom d’Indoor Brabant, le concours est devenu au fil des décennies l’un des rendez-vous les plus prestigieux de la saison indoor, avant d’intégrer officiellement le Rolex Grand Slam en 2018. Aujourd’hui, le Rolex Grand Prix du dimanche est considéré comme l’une des épreuves les plus difficiles du circuit.

Farrington arrive avec un objectif clair
Cette année, un cavalier arrive avec une pression particulière : Kent Farrington.
L’Américain débarque à Bois-le-Duc en “live contender” du Rolex Grand Slam après sa victoire dans le Rolex Grand Prix du CHI Geneva 2025 avec Greya.
En clair : une victoire aux Dutch Masters et l’un des cavaliers les plus rapides du circuit se rapprocherait sérieusement du jackpot du Grand Slam.
Mais à ’s-Hertogenbosch, la moindre erreur se paie cash. Et Farrington le sait : l’épreuve néerlandaise est souvent l’une des plus imprévisibles de la saison.

Une armada mondiale… et des Néerlandais en embuscade
Comme chaque année, le plateau est d’une densité impressionnante.
Dans les rangs internationaux, plusieurs poids lourds seront au départ :
- Scott Brash, seul cavalier à avoir remporté le Rolex Grand Slam.
- Ben Maher, champion olympique.
- Richard Vogel, champion d’Europe en titre.
- Daniel Deusser, spécialiste des grands rendez-vous.
- Simon Delestre, vainqueur du Rolex Grand Prix ici même l’an dernier avec Cayman Jolly Jumper.
Mais à Bois-le-Duc, le public pousse aussi ses héros locaux.
Et l’un d’eux sait exactement ce que représente une victoire ici : Willem Greve, lauréat du Grand Prix Rolex 2024.
« C’était un rêve devenu réalité », se souvient-il. « Je suis parti dernier au barrage et j’ai battu Henrik von Eckermann et King Edward de quatre centièmes. Quand j’ai vu le tableau passer au vert, j’ai compris que j’avais gagné. »

Pour le cavalier néerlandais, gagner à la maison est incomparable :
« Remporter un Major du Rolex Grand Slam dans son pays, devant son public… c’est une fierté unique. »
Smolders et Monaco, l’éternelle histoire
Parmi les favoris néerlandais figure évidemment Harrie Smolders, qui arrivera avec un partenaire devenu légendaire : Monaco.
À 17 ans, le hongre n’a visiblement pas l’intention de ralentir.
« Monaco ne sent absolument pas son âge », sourit Smolders. « Je l’ai monté récemment dans une Coupe du monde pour le remettre dans le rythme. Il était comme un enfant dans un magasin de bonbons. Tellement heureux d’être là. »
Après deux mois de repos post-Genève, ses chevaux ont repris le travail depuis plusieurs semaines pour viser ce rendez-vous précis.
Car pour les cavaliers, un Major Rolex reste un objectif à part.
« Il n’y en a que quatre par an. Tout le monde rêve d’en gagner un. »

Une arène qui inspire les nouvelles générations
Au-delà des stars, The Dutch Masters cultive aussi un esprit très particulier : celui de la transmission.
Smolders en est l’exemple parfait. Cette semaine, il ne sera pas le seul membre de la famille en piste : son fils Siep et son neveu Joep seront également au départ.
Et derrière eux, un mentor toujours actif : leur grand-père Toon Smolders, 80 ans, toujours éleveur et entraîneur.
« Ils s’entraînent avec lui toute la semaine et ils partent en concours ensemble. Franchement, c’est comme ça que j’aimerais vieillir », raconte Smolders en souriant.
Pour lui, voir des jeunes cavaliers entrer dans la même arène que leurs idoles est essentiel.
« Quand ils montent ici, ils commencent à rêver. Ils voient les meilleurs cavaliers du monde et ils comprennent que tout est possible. »
Un spectacle total, jusque dans les épreuves spéciales
Le programme ne se limite pas aux épreuves sportives classiques.
Jeudi soir, le concours proposera une nouvelle édition du HeadFirst Group Prize – Best of Champions, une épreuve spectaculaire basée sur la rotation des chevaux entre cavaliers.
Particularité cette année : Harrie Smolders et l’ancien champion olympique Jeroen Dubbeldam commenteront l’épreuve en direct pour le public.
« Nous essayons d’expliquer ce que nous regardons en tant que cavaliers expérimentés », explique Smolders. « Et comme nous connaissons très bien les participants, nous avons aussi quelques anecdotes amusantes à raconter. »
Une manière de rappeler que le Dutch Masters est aussi un spectacle.

Dimanche, le moment de vérité
Dimanche, le Rolex Grand Prix refermera la semaine.
Dans une arène chauffée à blanc, quelques cavaliers seulement atteindront le barrage. Et encore moins pourront rêver de lever les bras. Kent Farrington tentera d’y prolonger son rêve.
Mais à Bois-le-Duc, une chose est sûre : le Dutch Masters n’offre jamais rien…
Find le programme complet des Dutch Masters ici
So Horse avec The Dutch Masters et Rolex Grand Slam
(Photos: Rolex Grand Slam & The Dutch Masters)