Première manche, première claque. Dans une Dickies Arena encore un peu tiède (il faut dire que c’était plus que clairsemé dans les tribunes) mais déjà sous tension, la chasse de la finale de la Coupe du monde de jumping a livré un scénario attendu… mais pas sans piquant. Kent Farrington a frappé fort d’entrée avec Toulayna (Toulon x Parco), emmenant dans son sillage une armada américaine affûtée et prête à en découdre à domicile. Derrière, Daniel Deusser and Steve Guerdat s’accrochent. Said tient la baraque pour les Belges. Et déjà, certains favoris prennent l’eau.
America in a pack, Farrington in charge
Pas de round d’observation. Kent Farrington avait annoncé la couleur, il a déroulé le tapis rouge. Avec Toulayna, la tête de série numéro un de cette finale (Scott Brash regarde l’épreuve à la télé) a signé un parcours milimétré, rapide, sans bavure. Résultat : 62.03 et la tête.
" I’m very happy to have this first day behind me, and especially very pleased with my mare. She was fantastic. She’s an extremely versatile mare… she can jump in any environment.”
Kent Farrington ne s’est pas laissé perturber par les autres. Son plan, il l’avait. Il l’a exécuté.
“I try not to worry too much about others’ strategies and to stay focused on my own routine.”
And behind him? The American flag is still flying. Lillie Keenan claque le meilleur temps (60.78) avec Kick On (Warrior x Caretino Glory)… mais une faute renvoie la New-Yorkaise à la 4e place provisoire.
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Jacob Pope crée la sensation : 5e. Aaron Vale complète le tir groupé (6e).
Fort Worth speaks American. And it’s only just begun.
Deusser the sniper, Guerdat in ambush
In this USA-made western, two Europeans refuse to play supporting roles.
Steve Guerdat dégaine le premier. Avec Albfuehren’s Iashin Sitte (Bamako de Muze x Tinka’s Boy) il sort un parcours propre, fluide, efficace. Deuxième provisoire… pendant quelques minutes.
“I feel relieved. The speed class is typically the one you prefer to have behind you. You can lose a lot there.”
Mais voilà, Daniel Deusser passe après. Et lui aussi sort le sans-faute avec son Otello de Guldenboom (Tobago Z x Caretino). 62.21. À 18 centièmes de Farrington. Deuxième.
“Otello felt really good today. He made things very easy for me. It’s only the first day… but the feeling is very positive.”
Provisional standings, maximum tension:
Farrington – Deusser – Guerdat. Heavy hitters. Very heavy.
Abdel Saïd solid, Wathelet adrift
On the Belgian side, the picture is mixed but far from worrying.
Abdel Saïd signe le sans-faute avec Quaker Brimbelles Z (Quicksilver St Simeon x Hickstead). Propre, appliqué, efficace. 7e en 64.43. Dans le bon wagon.
En revanche, soirée plus compliquée pour Grégory Wathelet : deux fautes, 25e place provisoire avec Double Jeu d’Honvault (Kannan x Cook du Midour).
«It was a demanding speed class, but my horse behaved very well. Of course there’s good and less good, but we’ll have this second round on Friday to set things right.»
Même tarif pour Jordy Van Massenhove and Verdiamo Z (Verdi TN x Andiamo Z), 29e.
Nothing dramatic, but no joker left for the Red Musketeers.
Staut limits the damage
Côté Bleus, Kevin Staut était dans le tempo à 2 centièmes de Farrington. Une faute avec Visconti du Telman (Toulon x Dollar du Murier), mais une 9e place qui maintient l’espoir.
Derrière, Marc Dilasser cale (26e, 11 points). La marge a déjà fondu comme neige au soleil du Texas.
Greve already out of contention, a cold shower
La grosse claque de ce premier jour ? Elle est pour Willem Greve.
Avec Pretty Woman van’t Paradijs, le Néerlandais était attendu. Il repart avec quatre fautes et une 33e place provisoire. Mission podium quasi enterrée. Les tulipes déjà fanées.
The course did its job: flowing, technical, with options for the bold. All types of horses could express themselves—natural speedsters and the more “manufactured” ones alike.
No revolution. But real sport. Nothing is decided. But everything is underway.
“It’s a good start, but there’s still a lot to do… it’ll be a battle to the end,” adds Farrington. “There are still at least three or four rounds… a long way to go,” emphasizes Deusser.
Catch the 35 contenders back in action in round two, in the night from Friday to Saturday at 2 a.m. in Europe (ouch, that stings, but when you love it…)