Doha sous tension : le lancement de la saison du Global fortement compromis

Publié par Sébastien Boulanger le 28/02/2026

(Mise à jour le 1/03 7h00)

Le timing est brutal. À cinq jours du coup d’envoi de la saison 2026 du Longines Global Champions Tour, la région du Golfe a basculé dans une nouvelle phase d’escalade militaire. Après des frappes conjointes américaines et israéliennes contre des cibles en Iran, Téhéran a riposté dans toute la région. Contrairement à Abu Dhabi ou Bahrein, dans un premier temps Doha également visée a déclenché ses moyens de défense et n’aurait pas été touchée par les frappes iraniennes. Mais ces dernières heures, après l’annonce de la mort de plusieurs dirigeants iraniens dont le guide suprême Ali Khamenei, les frappes iraniennes ont repris et la capitale du Qatar aurait, cette fois, été touchée. D’épaisses fumées noires s’élevant ce dimanche matin au dessus de la ville.

(Samedi à Doha, le bouclier antimissile jouait son rôle au dessus du Stade d’Al Shaqab. ©)

Dans un autre contexte, ce serait un sujet géopolitique. Ici, c’est aussi un sujet sportif. Parce que le Global devait démarrer. Parce que des cavaliers sont déjà là (peu). Et parce que, par contre, beaucoup de grooms et de chevaux… sont sur place.

Des chevaux déjà sur place, des missiles dans le ciel

Contrairement à une étape classique où tout le monde débarque la semaine du concours, Doha vit au rythme des concours depuis plusieurs semaines. De nombreux cavaliers engagés sur le LGCT participaient déjà aux concours d’Al Shaqab.

De nombreux chevaux sont déjà dans les écuries à Doha, Les équipes sont installées, la logistique lourde est en grande partie déjà en place.

Le problème : sécurité, climat psychologique, décisions politiques de dernière minute. Et en cas d’annulation, sera t’il possible de ramener tout ce petit monde à domicile rapidement compte tenu des risques et blocages aériens?

(Les frappes iraniennes sur le Golf. ©Illustration France info)

« La situation évolue minute par minute »

Contactée à la mi-journée, samedi, la responsable communication du Global a tenu à temporiser, sans dramatiser ni minimiser :

« La situation évolue d’une minute à l’autre sur place. Nous attendons des informations du gouvernement qatari et de tous nos contacts sur le terrain. Pour l’instant, la situation évolue littéralement minute par minute. Il n’y a pas grand-chose de plus que l’on puisse dire pour le moment. »

Sur la situation aux écuries :

« D’après les informations que nous avons pour le moment par les personnes que nous avons sur place, tout le monde semble en sécurité. Rien n’a été touché à proximité des écuries, ce qui est évidemment très positif. Mais on ne connait pas tous les détails avec certitude pour le moment. » se réjouit tout de même Floss Bish-Jones

Sauf un règlement express de la crise, qui s’éloigne de plus en plus, on ne voit pas comment le LGCT ne serait pas contraint d’annuler la première de ses 17 étapes 2026. On voit mal les cavalier du monde entier vouloir (et même pouvoir) rejoindre la région ainsi que laisser leur personnel et leurs chevaux sur place. Même si tout est fait pour que tout le monde soit en sécurité. On peut parler d’une réelle situation de guerre inédite dans l’histoire récente du sport.

Les chevaux devant partir pour Doha son toujours actuellement en « stand by » à l’aéroport de Liège et leur vol prévu pour mardi n’est pas encore annulé. Ce qui ne saurait tarder quand on voit l’évolution de la situation. Mais pour EHS le transporteur, la priorité sera sans aucun doute de rapatrier les chevaux sur place qui, selon nos sources, sont toujours bien dans les très confortables infrastructures d’Al Shaqab.

Le ‘Global’ devait ouvrir la saison 2026 en fanfare. Le coup d’envoi pourrait tout simplement malheureusement faire pschitt. À suivre…

(La nuit au dessus d’Al Shaqab a été tout sauf calme. ©Guillaume Simon)

(Photos ©LGCT)

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