Factures salées, règles à revoir et JO en ligne de mire : l’IJRC poursuit le boulot.

Publié par Sébastien Boulanger le 25/03/2026


Depuis deux mois, l’International Jumping Riders Club (IJRC) multiplie les fronts. Entre guerre froide sur les “frais fantômes” en concours, propositions musclées pour Los Angeles 2028 et discussions réglementaires à tous les étages, le syndicat des cavaliers de saut d’obstacles avance ses pions. Objectif : remettre un peu d’équité dans un sport où les lignes ne sont pas toujours droites.

Les frais “fantasy” dans le viseur

C’est un sujet qui agace dans les boxes depuis des années : les coûts annexes qui s’accumulent sur les factures des cavaliers. Fumier, électricité, parking… jusque-là, rien de nouveau. Mais ces derniers mois, l’IJRC a décidé d’accélérer.

Le club pousse pour que tous ces frais, parfois jugés “créatifs”, respectent strictement la liste validée par la FEI, les organisateurs et les représentants des cavaliers. Une tentative de remettre un peu d’ordre dans un système où certains concours flirtent avec les limites.

Un accord a bien été trouvé. Mais coup de frein : son entrée en vigueur, initialement prévue au 1er janvier, a été repoussée au 1er avril. Ce report fait suite à des inquiétudes exprimées par certains acteurs du circuit notamment du côté des grosses tournées espagnoles. Traduction officieuse : tout le monde n’était pas prêt à serrer la vis.

Un partenariat FEI-IJRC consolidé

Dans le même temps, l’IJRC a renouvelé son Memorandum of Understanding avec la FEI. Un document clé, en place depuis 2014, qui officialise le rôle du club comme interlocuteur principal des cavaliers de saut d’obstacles à l’échelle mondiale.

Derrière la paperasse, un enjeu politique : garantir que les décisions réglementaires ne se prennent pas sans ceux qui sont en piste. Dialogue, consultation, collaboration… le triptyque est posé. Et surtout, reconnu officiellement.

Règlement FEI : des propositions qui piquent

L’IJRC ne s’est pas contenté de discuter. Il a aussi dégainé plusieurs propositions concrètes pour faire évoluer les règles.

Parmi elles, une modification de l’article 117.2 des règlements généraux. L’idée : confier aux fédérations nationales la sélection des cavaliers plutôt que des chevaux. Une nuance qui change beaucoup de choses dans un système basé sur l’invitation.

Autre sujet, plus inattendu : la tonte des poils d’oreilles. Actuellement très encadrée, elle pourrait évoluer vers une approche plus souple. L’IJRC estime qu’aucune preuve vétérinaire ne démontre un impact négatif sur le bien-être du cheval, et plaide pour une lecture plus pragmatique.

Los Angeles 2028 : vers une équité retrouvée ?

C’est probablement le dossier le plus sensible. Les règles actuelles des Jeux Olympiques créent une situation bancale : les cavaliers individuels arrivent en compétition sans avoir sauté, contrairement à ceux engagés en équipe.

Résultat : un déséquilibre évident au moment d’attaquer l’épreuve individuelle.

(©FEI/Hippofoto – Dirk Caremans)

La proposition de l’IJRC est claire : obliger les individuels à disputer au moins un tour en amont, via le qualificatif par équipes. Une manière de remettre tout le monde sur la même ligne de départ. Simple sur le papier, plus délicat à faire passer dans les instances.

Cap sur le FEI Sports Forum

(©FEI)

Prochaine étape : le FEI Sports Forum, à Lausanne, à la fin du mois de mars. Au programme, des discussions clés sur la jeunesse, le bien-être équin et, surtout, les règles olympiques pour LA28.

L’IJRC y sera en force, avec François Mathy, Eleonora Ottaviani, Beatrice Ottaviani et Laura Borromeo. Sans oublier la nouvelle génération issue de la Young Riders Academy.

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