Après une première édition qui a dépassé toutes les attentes, le jumping national imaginé par Louis Mahieu et Bertrand Genin revient du 14 au 17 mai à l’Hippodrome de Wallonie à Ghlin avec une ambition claire : garder la recette qui marche, tout en musclant l’expérience. Plus long, plus fluide, plus festif. En clair : un “mini international” qui ne dit pas encore son nom, mais qui en prend sérieusement le chemin.

Une première claque… dans le bon sens
On ne va pas se mentir : pour une première, le BL Sport Events a frappé juste. Et même un peu plus fort que prévu.
« Le bilan est très positif. Nous avons été un peu surpris par l’engouement pour une première édition, mais dans le bon sens », résume Louis Mahieu. Traduction : beaucoup de monde, des retours solides, et surtout cette impression d’avoir touché quelque chose de juste.
Ce qui a marqué ? La base. Pas forcément la plus spectaculaire, mais la plus essentielle : des pistes propres, une organisation carrée et une ambiance qui donne envie de rester traîner après son tour.
« La convivialité et la volonté d’apporter du renouveau ont fait la différence », insiste Louis Mahieu.

Même ADN, mais version 2.0
Pas question de tout chambouler. Ici, on ajuste, on affine, on optimise.
Premier changement majeur : le format. Exit les trois jours condensés, place à quatre journées complètes, du jeudi au dimanche.
« Cela nous permettra d’étaler davantage les épreuves et d’offrir plus de confort aux cavaliers et aux chevaux », explique Louis Mahieu.
Même son de cloche chez Bertrand Genin :
« L’objectif est d’être plus à l’aise dans l’organisation et de proposer quelque chose qui se rapproche d’un mini international. »
Comprendre : moins de pression sur les journées, plus de respiration… et enfin de la place pour ce qui n’avait pas pu exister l’an dernier.
Convaincus que l’évènement avait été une réussite en 2025. Les partenaires ont à nouveau suivi.
« On ne fonctionne qu’avec eux et on ne fait aucun bénéfice. Chaque Euro reçu est investi dans le concours et dans le prize money pour les cavaliers. » tient a rappeler Louis Mahieu.

Le sport reste le cœur, et il cogne déjà fort
Côté terrain, pas de révolution. Et c’est plutôt une bonne nouvelle.
Des épreuves de 1m10 à 1m40, avec un Grand Prix dans chaque catégorie. Une formule simple, lisible, efficace.
Mais attention à ne pas se fier à l’étiquette “national”.
« Le chef de piste, Bernard Mathy, nous avait dit qu’on n’était pas loin d’un Grand Prix deux étoiles », rappelle Genin.
Le message est clair : le niveau est là. Et il attire.
L’an dernier, des noms comme, Cyril Cools, François Bossu ou Thierry Goffinet avaient déjà fait le déplacement. Cette année, les organisateurs espèrent élargir encore le casting, notamment vers le nord de la France.

Show, barbecue et six barres : le concours qui vit aussi le soir
C’est probablement là que se joue la vraie montée en gamme.
Faute de temps en 2024, les épreuves “show” étaient restées au stade d’idée. Cette fois, elles arrivent.
Au programme envisagé :
- une épreuve des six barres
- un format équipe mêlant enfant et adulte
- et une ambiance assumée, avec soirée et barbecue
« Certains étaient venus spécialement pour ça l’an dernier, mais on n’avait pas su les organiser car on avait été de pris de court avec les épreuves sportives. », reconnaît Bertrand Genin.
Cette fois, plus d’excuse. La journée ajoutée permettra de dégager du temps pour ces épreuves « show ».

Plus de confort, moins de stress
Autre chantier : l’expérience globale.
L’an dernier, la restauration avait été prise d’assaut. Cette fois, les organisateurs anticipent.
« Nous avons été un peu dépassés par l’affluence. Cette année, il y aura plus d’options et davantage d’espaces », précise Mahieu.
Même logique pour le rythme : commencer plus tard, finir plus tôt. Bref, respirer.
Sans toucher à ce qui a fait le succès :
le système de forfait sur quatre jours, avec liberté totale dans le choix des épreuves. Simple, flexible, efficace.
Mons, base solide et ambition en filigrane
Pas de révolution côté infrastructures non plus.
La configuration reste celle de Mons, avec une organisation centralisée : piste principale, paddock en vis-à-vis, bar au centre. Une mécanique déjà éprouvée, inspirée des concours internationaux passés par là.
Seule nouveauté visible : de nouveaux obstacles pour rafraîchir le décor.
Un détail ? Pas vraiment. C’est souvent là que se joue la perception d’un concours.
Tout le monde pousse dans le même sens: l’hippodrome de Ghlin à travers ses infrastructures et aux efforts d’Elodie STOCKBROEKX collaboratrice du directeur Achille Cassart ou encore l’école des Métiers du Cheval et son directeur Gilles Amand.

Un national qui pense déjà plus loin
Officiellement, BL Sport Events reste un concours national. Officieusement, il coche de plus en plus de cases d’un niveau supérieur.
Ambition sportive, confort des cavaliers, animation, partenaires (dont un accord avec l’hôtel Van der Valk à Mons)… la structure se densifie.
Mais sans perdre l’essentiel.
« L’idée reste la même : proposer un concours de qualité, avec une ambiance conviviale et un niveau sportif élevé », conclut Bertrand Genin.
Un jour, les deux comparses espèrent passer un niveau « inter », mais pas tout de suite.

BL Sport Events ne révolutionne pas sa formule. Il fait mieux : il la maîtrise.
Et dans un calendrier saturé, c’est souvent ce qui fait la différence.
Rendez-vous du 14 au 17 mai. Avec un concours qui assume pleinement ce qu’il est en train de devenir.
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(Photos © BL Sport Events)