Martin Fuchs aime la France. Et la France le lui rend bien. Enfin, surtout les organisateurs qui lui remettent régulièrement des trophées. Samedi soir, le Suisse a encore frappé en remportant les Equita Masters de Lyon avec Fave d’Authuit, un Selle Français de 11 ans. Une victoire de plus dans une histoire d’amour qui dure depuis plus de dix ans, de Paris à Bordeaux, en passant par Dinard, La Baule et Saint-Tropez. À ce rythme, le Zurichois va finir par demander la double nationalité française. Ou au moins une carte de fidélité.
Lyon, sa deuxième maison

À Equita Lyon, Martin Fuchs connaît la musique. Deux Coupes du monde remportées avec Clooney 51 en 2018 et 2019, une troisième avec Chaplin en 2021. Et maintenant les Equita Masters 2026 avec Fave d’Authuit.
Un Selle Français de 11 ans, fils de Cornet Obolensky, comme un certain Clooney 51. La filiation a de quoi faire sourire, d’autant que Fuchs ne le monte que depuis septembre. Premier concours cinq étoiles ensemble, première victoire majeure. Visiblement, le courant est passé rapidement.

Avec un seul point de temps au compteur sur les deux manches, le Suisse a devancé Pénélope Leprévost, deuxième avec Hileklaire Un Prince, et Mark McAuley, troisième avec Clooney van Spalbeek Z. Les deux poursuivants terminent avec trois points. Pour une association aussi récente, difficile de rêver meilleur baptême du feu.
De Paris à Dinard, le braquage continue
Mais l’histoire française de Fuchs ne se limite pas à Lyon. En 2014, à seulement 22 ans, il remportait son premier Grand Prix CSI5* au Gucci Masters de Paris avec PSG Future. Déjà, le garçon avait le sens du timing.
En 2021, changement de décor. Cap sur la Bretagne et le Rolex Grand Prix de Dinard, qu’il remporte avec Conner Jei. L’année suivante ? Même endroit, même résultat, mais cette fois avec Leone Jei. Deux éditions consécutives, deux chevaux différents. Le genre de doublé qui commence à agacer les habitués du podium.
En 2022, La Baule passe également à la caisse. Fuchs y remporte le Prix Saur du CSIO5* avec The Sinner, quelques mois après avoir décroché le Prix Hermès Sellier au Saut Hermès de Paris avec ce même cheval.
Paris n’est d’ailleurs pas épargné. En 2025, le Suisse revient au Grand Palais et empoche le Prix du Grand Palais avec Commissar Pezi.
Le circuit touristique est complet. Les valises débordent.
Bordeaux, deux visites, deux trophées
Et puis il y a Bordeaux. Enfin, Bordeaux aussi.
En 2025, pour sa première participation au Jumping International, Fuchs rafle le Grand Prix Coupe du monde avec Conner Jei. En février 2026, il revient et s’offre cette fois le Grand Prix Audi, toujours avec le même partenaire.
Deux visites, deux grosses victoires. Le tourisme à la suisse, version particulièrement rentable.
Lyon, Bordeaux, Dinard, La Baule, Paris, Saint-Tropez… Les villes changent, les chevaux aussi, mais le scénario reste familier.
Clooney 51, Chaplin, Conner Jei, Leone Jei, The Sinner, Stalando 2, PSG Future, Commissar Pezi et désormais Fave d’Authuit : une sacrée collection de complices pour remplir les vitrines de trophées.
Martin Fuchs traverse la frontière, saute quelques obstacles et repart avec une coupe.
Finalement, le plus étonnant dans cette nouvelle victoire lyonnaise, ce n’est peut-être pas qu’il ait encore gagné.
C’est qu’on soit encore surpris.
Les résultats complets des Masters d’Equita Lyon ici
Photos ©️Equita Lyon/PSV



