Certains chevaux mettent des mois à trouver leurs marques après un changement de cavalier. D’autres décident de gagner du temps. Come On Z fait partie de la deuxième catégorie
Quelques semaines après avoir quitté les écuries de la Française Inès Joly, le hongre Zangersheide de 9 ans a déjà ouvert son compteur sous la selle de l’Américaine Alessandra Volpi. Direction Gassin, pour une première prise de contact. Résultat ? Une victoire dès le premier week-end.
Un démarrage express qui ressemble à un transfert parfaitement calibré.
Le flair du marchand
À l’origine de l’opération, l’homme de chevaux belge Steve Tinti, intervenu comme intermédiaire dans la vente.
« Alessandra a débuté directement à Gassin pour faire quelques petites épreuves. Et direct le premier week-end, elle a gagné une épreuve 1m40. Et puis dimanche, elle était sans faute dans le Grand Prix deux étoiles », explique-t-il.
Un cheval qu’il avait à l’oeil depuis plusieurs années.
« C’est un cheval que j’ai toujours suivi depuis qu’il avait sept ans. Je l’avais déjà suivi au Qatar. J’ai toujours aimé le cheval. » Et pour cause…
Un CV déjà bien rempli avec Inès Joly
Avant de traverser l’Atlantique, Come On Z s’était déjà construit une solide réputation sous la selle d’Inès Joly.
Le fils de Comme Il Faut (x VDL Zirocco Blue) issu de l’élevage danois de Jørgen Eriksen, s’était notamment illustré au plus haut niveau national en prenant la troisième place du Championnat de France Seniors. Une performance qui confirmait une progression déjà observée sur la scène internationale: Podium à Doha sur le 5* en début d’année, 2ème du Grand Prix 2* de Valkenswaard l’année passée,…pour ne citer qu’une partie des performances du couple.

Pour Steve Tinti, les qualités du cheval ne faisaient aucun doute.
« Il est ultra-respectueux, très compétitif, tous les moyens. Un super cheval de concours. Un super cheval de Grand Prix. »
Un portrait qui colle parfaitement aux statistiques du hongre.
La machine à sans-faute
Ce qui frappe chez Come On Z, au-delà de ses résultats, c’est sa régularité.
« Si on regarde son pourcentage de sans-faute, il est incroyable. Il ne fait jamais une barre ce cheval. » Depuis un an, il tourne en effet à 72% de parcours sans faute…
Une qualité recherchée dans un sport où la marge d’erreur se mesure souvent en quelques millimètres.
À Gassin, le cheval n’a donc pas tardé à confirmer sa réputation. Difficile d’imaginer meilleure entrée en matière.
(Photo cover © Alexandra Volpi



