Neuvièmes après la première manche, vainqueurs quelques minutes plus tard. À Riesenbeck, les Basel Cosmopolitans ont signé l’un des plus gros retournements de situation de la saison 2026 de Global Champions League. Pendant que les favoris trébuchaient, l’équipe suisse a rappelé une règle immuable du championnat par équipes : tant que le dernier cheval n’a pas franchi la ligne, rien n’est joué.

Quand la GCL adore tout chambouler
La Global Champions League a encore prouvé qu’elle restait une des compétitions les plus imprévisibles du circuit. Et Riesenbeck en a offert une démonstration grandeur nature.
Après une première manche compliquée conclue à une anonyme neuvième place, les Basel Cosmopolitans semblaient condamnés à limiter les dégâts. Huit points au compteur après une faute de Nicola Philippaerts, des cadors installés devant et un parcours à 1,60 m dessiné par Peter Schumacher qui ne faisait aucun cadeau : le scénario paraissait écrit.
Sauf que la GCL adore les scénarios qui déraillent.
Deux sans-faute, un chrono et une première historique
En deuxième manche, Marlon Modolo Zanotelli ouvre le bal avec un parcours parfait sur Ilex. Derrière lui, le Danois Zascha Nygaardalongside Com’On Drako de Maugre, confirme la tendance avec un deuxième sans-faute limpide.

Résultat : zéro faute, un chrono combiné de 144,70 secondes et une remontée vertigineuse de la neuvième à la première place. Les Basel Cosmopolitans décrochent au passage leur première victoire de l’histoire en GCL.

Le Brésilien savourait, presque surpris lui-même :
« Nous sommes vraiment très heureux. Pour être honnête, on ne s’y attendait pas vraiment. Nous avons essayé de mettre la pression et aujourd’hui cela a fonctionné. En saut d’obstacles, chaque cavalier et chaque cheval doivent faire leur travail, et aujourd’hui tout le monde a répondu présent. »
Avant d’envoyer un message à la concurrence :
« Le championnat est ouvert depuis le premier jour. Nous espérons garder cette dynamique et continuer à nous battre jusqu’au bout. »
Istanbul laisse filer une balle de match

Les Istanbul Warriors avaient pourtant parfaitement lancé leur journée. Seule équipe à signer un double sans-faute lors de la première manche, les hommes d’Henrik von Eckermann occupaient logiquement les commandes.
Mais défendre est parfois plus compliqué qu’attaquer.
En deuxième manche, Abdel Saïd, cette fois en selle sur Wathnan Max, laisse une barre au sol. Même sanction pour Henrik von Eckermann with Qasirah van de Reistenhoek. Huit points plus tard, le rêve de victoire s’est envolé.

Le Suédois résumait parfaitement la frustration :
« C’est formidable de sauter avec cette équipe. C’est dommage ces deux barres, car elles nous empêchent de nous battre pour la victoire. Mais c’est aussi ce qui rend ce sport passionnant. »
Conscient que le chrono signé par Zanotelli imposait un énorme risque, il expliquait également son choix tactique :
« Marlon avait été très rapide. Aller vite avec une faute n’était pas une option. J’ai essayé d’assurer, mais cela n’a pas suffi. »
Le mercato redistribue déjà les cartes
Cette neuvième étape était aussi la première disputée après le mercato de mi-saison. De nouveaux couples faisaient leurs débuts sous la pression du championnat, avec des fortunes diverses.
Parmi les belles histoires du jour, Zascha Nygaard a immédiatement trouvé sa place chez Basel, saluant au passage le rôle du manager Andreas Schou.

« Andreas est un soutien formidable. Il suit constamment l’évolution des épreuves, nous donne de précieux conseils et fait tout pour nous aider à performer. »
Du côté d’Istanbul, Abdel Saïd retenait lui aussi le positif malgré la deuxième place :
« Mon cheval est encore un peu vert, mais il a très bien relevé le défi. La saison est longue et nous devons continuer à construire notre piquet de chevaux. »
Doha, solide troisième
Derrière les deux protagonistes du jour, les Doha Falcons complètent le podium grâce notamment à un nouveau sans-faute de Sanne Thijssen with Joviality. À ses côtés Oliver Lazarus and Caroline Refoff Pedersen n’arriveront pas à l’imiter.

La Néerlandaise résumait parfaitement l’esprit de la GCL :
« C’est toujours un plaisir de représenter son équipe. Cette camaraderie fait vraiment la différence et nous permet d’obtenir des résultats sur les plus grands concours. »
Le championnat complètement relancé
L’autre grand enseignement de cette journée vient du classement général.
Les leaders de Riesenbeck International n’ont même pas atteint la deuxième manche, tout comme les Cannes Stars and Valkenswaard United. Un faux pas qui coûte cher.
Au championnat, Riesenbeck conserve les commandes avec 171 points, mais l’écart fond dangereusement :
- Riesenbeck International : 171 pts
- Basel Cosmopolitans : 156 pts
- Istanbul Warriors : 151 pts
- Prague Lions : 144 pts
- Cannes Stars: 133 pts
Autrement dit : tout est encore ouvert avant le rendez-vous de Londres, du 7 au 9 août, où la dixième étape pourrait déjà rebattre une nouvelle fois toutes les cartes.
Les résultats complets de la Global Champions League de Riesenbeck ici
Photos ©GCL/Stefano Grasso





