Iron Dames : quinze étapes, quatre Grands Prix, et le Global voit la vie en rose !

Publié par Sébastien Boulanger le 03/11/2026

Quatre victoires en quinze Grands Prix. Quatre cavalières différentes sur la plus haute marche du podium. Cette saison, les Iron Dames n’ont pas simplement participé au Longines Global Champions Tour : elles en ont remporté plus d’un quart des Grands Prix. Avec le succès d’Angelica Augustsson Zanotelli à Rabat, le projet de Deborah Mayer vient de signer une démonstration grandeur nature. Le girls power, c’est bien. Avec des sans-faute et des trophées, c’est encore mieux.

Le rose n’est plus une couleur, c’est une menace

Au départ, certains auraient pu n’y voir qu’une belle opération de communication. Des touches de rose, une identité forte, un discours engagé sur la place des femmes dans le sport de haut niveau. Le genre de projet qui fait de jolies photos et de beaux communiqués.

Sauf que les Iron Dames ont visiblement décidé de ne pas s’arrêter au storytelling.

En 2026, les filles de Deborah Mayer ont fait bien mieux que défendre une idée. Elles l’ont transformée en résultats. Sur les quinze Grands Prix disputés cette saison sur le Longines Global Champions Tour, quatre sont tombés dans leur escarcelle. Soit 26,7 % des victoires. Une statistique qui commence sérieusement à peser dans la conversation.

Et surtout, il ne s’agit pas d’une seule cavalière qui aurait porté tout le projet sur ses épaules. Non. Quatre femmes, quatre chevaux, quatre destinations et autant de démonstrations.

La méthode Iron Dames a payé. Et visiblement, le rose se marie très bien avec l’or.

De Miami à Rabat, un tour du monde en rose

Tout a commencé sur le sable de Miami Beach. Katrin Eckermann, déjà double lauréate de l’étape floridienne, a remis le couvert avec Iron Dames Dialou Blue PS. Troisième victoire personnelle à Miami, première pierre d’une saison collective qui allait prendre une drôle de tournure.

Quelques semaines plus tard, changement de décor. Direction Saint-Tropez, où la jeune Anastasia Nielsen s’est offert le Grand Prix avec ESI Rocky. Un succès qui rappelait qu’au sein du projet Iron Dames, la relève n’était pas là pour porter les sacs des anciennes.

Puis est venu le tour de Sophie Hinners. À Vienne, dans le décor presque irréel du château de Schönbrunn, l’Allemande et Iron Dames Combella ont décroché une troisième victoire. Un grand moment de sport dans un cadre de carte postale.

Restait à trouver une quatrième héroïne.

C’est Angelica Augustsson Zanotelli qui s’en est chargée, le 1er novembre, à Rabat. Associée à Iron Dames Calvino II de Nyze Z, la Suédoise a conclu la saison régulière avec la manière.

Deborah Mayer, l’art de transformer une conviction en résultats

Ce qui frappe dans cette saison, au-delà des chiffres, c’est la diversité des profils capables de gagner.

D’un côté, l’expérience de Katrin Eckermann et d’Angelica Augustsson Zanotelli. De l’autre, la jeunesse d’Anastasia Nielsen et la confirmation de Sophie Hinners. Des personnalités différentes, des chevaux différents, mais une même capacité à répondre présent lorsque la pression devient maximale.

C’est précisément là que le projet imaginé par Deborah Mayer prend toute sa dimension.

Nées en sport automobile en 2018 avant de conquérir les terrains de concours, les Iron Dames défendent une conviction simple : le talent n’a pas de genre. Encore faut-il lui donner les moyens de s’exprimer.

Le projet ne se contente donc pas de mettre des femmes en lumière. Il leur offre un environnement pour viser les plus grandes échéances. Et cette année, les résultats donnent une sacrée crédibilité au discours.

Car dans un barrage à 1,60 m, personne ne distribue des bonus pour les bonnes intentions. Il faut sauter sans faute. Et aller vite.

« Ces victoires reflètent le talent de nos cavalières, l’excellence de nos chevaux et le dévouement de toute l’équipe », souligne Deborah Mayer, particulièrement émue après le succès de Rabat.

Vérone : quatre dames pour une couronne

Et maintenant ? Direction Vérone, du 19 au 22 novembre, pour les GC Playoffs.

Pour la première fois de l’histoire du projet, quatre cavalières Iron Dames seront présentes individuellement au Longines Global Champions Tour Super Grand Prix, programmé le samedi 21 novembre.

Quatre qualifiées grâce à quatre victoires différentes. Rien que cela.

Dans le même temps, les Cannes Stars powered by Iron Dames défendront leurs ambitions collectives dans la GCL Super Cup. Autrement dit, les filles auront deux tableaux de chasse à compléter : l’individuel et le collectif.

Bien sûr, elles n’ont pas raflé tous les titres cette saison. Le championnat individuel du Global est revenu au Belge Abdel Saïd, tandis que Riesenbeck International a remporté la GCL. Mais avec quatre Grands Prix dans la poche, difficile de nier l’empreinte laissée par les Iron Dames sur le circuit.

À Vérone, les Iron Dames auront quatre occasions de mettre un dernier coup de pinceau à leur saison. Et après une telle année, une chose est certaine : le rose n’a jamais été aussi redoutable.

(Photos ©So Horse & LGCT/S. Grasso/Ljuba Buzzola)

Don't miss the So Horse newsletter

We don't spam! Consult our privacy policy