Ingmar De Vos dans le cercle très fermé du comité exécutif du CIO : la Belgique reprend du galop

Publié par Sébastien Boulanger le 04/02/2026


Le sport belge n’a pas seulement des champions sur les terrains. Il a aussi des stratèges dans les salons feutrés du pouvoir olympique. Ce mardi 4 février 2026, Ingmar De Vos a été élu membre de la Commission exécutive du Comité International Olympique. Une nomination lourde de sens, à la veille des Jeux d’hiver de Milano Cortina, et peut-être plus encore à long terme.

Un Belge dans la salle des machines du CIO

À Milan, lors de la 145e Session du CIO, le verdict est tombé. À bulletin secret, les membres ont choisi Ingmar De Vos pour intégrer la Commission exécutive du Comité International Olympique.
Un mandat de quatre ans, qui débutera officiellement le 22 février 2026, à l’issue de la Session.

À 62 ans, le président de la Fédération Équestre Internationale (depuis 2014) et de l’ASOIF (depuis 2025) rejoint tout simplement l’organe décisionnel suprême du CIO. Celui qui supervise, pilote, tranche. Bref, le cockpit.

Ingmar Devos
(© FEI/Dirk Caremans)

La Commission exécutive, ce club où tout se décide

Fondée en 1921, la Commission exécutive n’est pas un comité honorifique. C’est le cœur du pouvoir olympique :
– le président du CIO
– quatre vice-présidents
– dix membres élus

C’est là que se dessinent les réformes, les orientations stratégiques, l’avenir des Jeux. Et désormais, un Belge y a voix au chapitre.

« Être élu membre de la Commission exécutive du CIO représente beaucoup pour moi », a réagi Ingmar De Vos, évoquant une responsabilité majeure dans une période de transformation profonde du Mouvement olympique, sous la bannière Fit for the Future.

De Bruxelles aux sommets olympiques

Le parcours de De Vos n’a rien d’un sprint improvisé.
Ancien conseiller au Sénat belge, il bifurque ensuite vers le sport équestre. Très vite, il s’impose comme un dirigeant structurant, d’abord à la Fédération Royale Belge des Sports Équestres, puis à la tête de la FEI en 2014.

En 2017, il entre au CIO. En 2024, il prend la présidence de l’ASOIF (L’association des fédérations internationales olympiques) . Et en 2026, il grimpe encore d’un étage.
Une trajectoire construite sur la confiance, la continuité… et une influence grandissante.

Ingmar Devos

Dans les traces de Jacques Rogge ?

Difficile, côté belge, de ne pas faire le parallèle.
Avant De Vos, il y avait Jacques Rogge. Élu à la Commission exécutive du CIO en 1998, devenu président en 2001, poste qu’il occupera jusqu’en 2013.

La question flotte donc, forcément : Ingmar De Vos peut-il nourrir la même ambition ?
Techniquement, oui. Politiquement, pas tout de suite.

Pour briguer la présidence du CIO, il devra attendre la fin du mandat de l’actuelle présidente, Kirsty Coventry, élue en 2025. Son mandat court jusqu’en 2033, avec une possibilité de renouvellement unique de quatre ans. Le calendrier est long. Mais en olympisme, le temps est un allié pour ceux qui savent attendre.

Ingmar Devos
(©FEI/Dirk Caremans)

La Belgique qui pèse, le cheval qui avance

Cette nomination est aussi une victoire collective.
Jean-Michel Saive, président du Comité Olympique et Interfédéral Belge, salue une reconnaissance majeure pour le pays et pour un dirigeant « au parcours particulièrement impressionnant ».

Côté équestre, le symbole est fort. Ingmar De Vos reste une figure respectée du secteur, ancien chef d’équipe des nouvellement nommés Red Musketeers du saut d’obstacles, et ambassadeur d’un sport belge en pleine dynamique :
– titres européens en dressage et en jumping,
– élevage de premier plan,
– indicateurs économiques solides en 2025.

Même son de cloche au niveau continental. Pour Quentin Simonet, président de la Fédération Équestre Européenne, l’élection de De Vos « renforce une voix crédible et experte du sport équestre au plus haut niveau olympique ».

(Photo cover © FEI/Dirk Caremans)

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