Scott Brash, le roi est (vraiment) de retour

Publié par Sébastien Boulanger le 04/02/2026

Dix ans qu’il attendait ça.

Dix ans à voir défiler les règnes, parfois longs, parfois éclair, sans jamais vraiment quitter la pièce. Et puis, début février, Scott Brash reprend le trône mondial.
Pas par nostalgie. Par autorité.

Parce que Brash connaît la maison. Mieux que personne. La première place, il y a déjà goûté deux fois. Une première séquence XXL, de décembre 2013 à avril 2015, soit 491 jours à regarder le monde du jumping d’en haut. Puis un deuxième règne, de mai 2015 à mars 2016 (300 jours), à peine interrompu par une parenthèse allemande signée Daniel Deusser, venu lui piquer la place… pendant un mois. Juste le temps de rappeler que la domination absolue n’existe pas. Même chez les rois.

Dix ans plus tard, même recette

(Scott Brash & Hello Sanctos © Roles Grand Slam)

En 2026, le scénario est différent, mais le résultat identique : Scott Brash est numéro un mondial. Encore.
Cette fois, c’est Kent Farrington qui fait les frais du retour de flamme. L’Américain régnait depuis un peu moins de 300 jours. Solide. Régulier. Propre. Mais insuffisant face à un Brash en mode rouleau compresseur.

Car en ce début d’année, l’Écossais n’a rien laissé au hasard. (voir notre article « Scott Brash: La Passe de trois à Doha »)
Des résultats impressionnants, une régularité de montre suisse, et surtout un piquet de chevaux parfaitement géré pour la gagne. Pas de surcharge. Pas de coups de poker. Brash joue aux échecs pendant que d’autres tentent encore de gagner au bras de fer.

Contrairement à sa première domination, largement construite autour d’Hello Sanctos, la réussite est aujourd’hui collective : Hello Jefferson, Hello Folie, Hello Mango, Hello Chadora Lady… Une gestion fine, moderne.

Le poids du temps… en avantage

Ce qui frappe, ce n’est pas seulement le retour au sommet. C’est la longévité.
Avant même ce nouveau règne, Brash affichait déjà 791 jours cumulés comme numéro un mondial. On est encore loin des 1003 jours consécutifs d’Henrik von Eckermann, mais suffisamment pour entrer dans une catégorie très fermée : celle des cavaliers qui traversent les époques sans jamais vraiment disparaître.

Attention toutefois à l’ancien roi. Farrington n’a pas dit son dernier mot. Et quand on connaît la capacité de réaction de l’Américain quand il est piqué au vif (rappelez-vous sa deuxième place lors de la dernière finale du Top 10… derrière Scott Brash), on peut s’attendre à une contre-offensive rapide.

Les mouvements à l’arrière du duel

Derrière le duel, ça bouge aussi

Derrière Brash et Farrington, le classement s’anime :
Ben Maher retrouve le podium, tandis que Gilles Thomas égale tout simplement les 4èmes places historiques de Grégory Wathelet et Peter Devos .
Julien Épaillard redevient numéro un français avec une solide 7ᵉ place, juste devant Nina Mallevaey, qui confirme à la 8ᵉ.
L’Irlandais Daniel Coyle (ré)intègre le Top 10 (9ᵉ), pendant que Laura Kraut en sort, désormais 12ᵉ.

Le trône a retrouvé son propriétaire. Mais le jeu, lui, est loin d’être terminé.

Retrouvez le ranking mondial complet de février ici

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