La Longines EEF Series boucle sa saison dimanche à Avenches avec dix équipes et une finale qui sent la poudre. L’Italie connaît parfaitement la recette, la Suisse défend son titre à domicile, la France veut effacer sa deuxième place de 2025. Et au milieu de tout ça, la Belgique débarque avec quelques arguments très sérieux.
Trois habitués, sept candidats au coup d’État
Depuis 2021, la Longines EEF Series n’a pas franchement été généreuse avec les nouveaux venus. L’Italie a raflé trois finales, en 2021, 2022 et 2024, l’Autriche s’est imposée en 2023 et la Suisse a pris le relais l’an dernier.
Bonne nouvelle pour le suspense : les trois sont encore là dimanche à Avenches. Mauvaise nouvelle pour les sept autres : elles savent manifestement comment gagner ce truc.
L’Italie arrive notamment avec Giulia Martinengo Marquet et Scuderia 1918 Calle Deluxe, tandis que les Autrichiens, deuxièmes de leur demi-finale à Samorin, partiront en dernière position. La France, elle, tentera surtout d’éviter le scénario de 2025 : deuxième après avoir été battue par la Suisse au terme d’un barrage.

La Suisse à la maison, Guerdat en patron
Les Suisses auront évidemment une cible dans le dos. Champions en titre, à domicile, ils pourront surtout compter sur Steve Guerdat, auréolé de son titre individuel décroché le mois dernier aux Mondiaux d’Aix-la-Chapelle.
Petit détail : la Suisse a hérité du numéro un dans l’ordre de départ. Pas vraiment le meilleur fauteuil pour observer les copains se casser les dents avant de rentrer en piste. Mais à la maison, l’objectif annoncé reste la victoire.

Et la Belgique dans tout ça ?
Elle a de bonnes raisons de ne pas venir simplement admirer le paysage vaudois.
La Belgique a remporté le qualificatif de la Région Ouest à Lier avant de récidiver lors de la demi-finale Nord-Ouest à Peelbergen. Deux victoires qui suffisent à installer les Belges parmi les équipes à surveiller sérieusement dimanche.
La Suède, régulièrement placée cette saison, et la Grande-Bretagne, qui arrive avec la dynamique de sa médaille de bronze mondiale à Aix-la-Chapelle, complètent une liste de prétendants où figurent également l’Espagne, les Pays-Bas et la Hongrie.
Dix équipes, une Coupe des nations et une certitude : dans ce format, quatre beaux parcours individuels ne suffisent pas toujours. Il faut aussi savoir compter, encaisser et surtout ne pas trembler quand le dernier cavalier entre en piste.
À Avenches, dimanche, quelqu’un finira forcément par cligner des yeux.

