À Vérone, les champions se bousculent au balcon !

Publié par Sébastien Boulanger le 05/11/2026

À Vérone, les histoires d’amour ne finissent pas toujours bien. Demandez à Roméo et Juliette. Steve Guerdat peut en témoigner aussi : malgré un palmarès monumental, le Suisse n’a jamais réussi à séduire la Coupe du monde italienne. Pour la 25e édition de Jumping Verona, le champion du monde retrouve quelques sérieux prétendants, dont Richard Vogel, numéro un mondial, Daniel Deusser et Julien Épaillard. Shakespeare aurait apprécié le casting. Reste à savoir qui écrira le dernier acte dimanche.

Beaucoup de prétendants, une seule victoire

À Vérone, les touristes lèvent les yeux vers le balcon de Juliette. Les cavaliers, eux, regardent plutôt les barres. Question de priorités.

Pour sa 25e édition, Jumping Verona accueille la troisième étape de la Ligue d’Europe occidentale de la Coupe du monde avec une affiche particulièrement relevée. Qatre cavaliers du top 10 mondial, plusieurs anciens vainqueurs et une impressionnante collection de médailles internationales. Il y a du monde pour un seul bouquet.

(©Jumping Verona/S. Grasso)

En tête d’affiche, Richard Vogel, numéro un mondial et champion d’Europe en titre. L’Allemand arrive avec le statut de favori naturel, mais sans la moindre garantie de tranquillité. Ben Maher et Daniel Deusser sont également de la partie. Tous deux savent parfaitement comment gagner à Vérone.

Pour Vogel, ce sera l’occasion d’ajouter une ligne à son palmarès. Pour les autres, celle de rappeler que les belles histoires méritent parfois une suite.

Guerdat et Vérone, une histoire d’amour contrariée

Steve Guerdat a presque tout gagné. Mais Vérone lui résiste.

Deuxième en 2008, deuxième encore en 2023, troisième en 2019. Le Suisse a multiplié les rendez-vous avec le podium sans jamais repartir avec la victoire.

Une relation de longue date, beaucoup de promesses, quelques désillusions. À Vérone, cela rappelle vaguement quelque chose.

Aujourd’hui quatrième mondial, Guerdat revient avec un argument supplémentaire : son statut de champion du monde. Cela ne lui donnera évidemment aucun avantage une fois en piste, mais l’idée de décrocher enfin cette victoire italienne doit avoir une saveur particulière.

À ses côtés, Martin Fuchs et Jane Richard complètent notamment la délégation suisse. Une présence helvétique solide, même si les sentiments nationaux s’arrêtent généralement au moment d’entrer en piste.

Deusser, lui, connaît déjà la fin de l’histoire

Daniel Deusser n’a pas les mêmes problèmes sentimentaux avec Vérone.

L’Allemand s’y est déjà imposé deux fois, en 2018 et en 2025. Le voilà de retour avec la possibilité d’un troisième succès. De quoi prendre seul la tête du palmarès de cette étape de Coupe du monde.

Simon Delestre connaît lui aussi les bonnes adresses. Le Français a gagné en 2015 et en 2021. Ben Maher s’est imposé en 2023, Henrik von Eckermann en 2022.

Autant d’anciens vainqueurs qui reviennent avec un petit avantage psychologique : ils savent à quoi ressemble une victoire dans cette arène.

Encore faut-il réussir à recommencer. Car comme lescomédies romantiques, les Grands Prix équestres ne garantissent pas toujours une fin heureuse.

Épaillard et Vogel, trois centièmes de contentieux

Julien Épaillard débarque en Italie avec une excellente raison de sourire.

Dimanche dernier, à Lyon, le Français a remporté la deuxième étape de la Coupe du monde avec Le Coultre de Muze. Son dauphin ? Richard Vogel, associé à Cloudio.

La différence ? Trois centièmes de seconde.

38 »17 pour Épaillard, 38 »20 pour Vogel. À peine le temps de réaliser que le chronomètre s’est arrêté.

Le Français a donc pris un léger ascendant avant les retrouvailles italiennes. Mais le numéro un mondial n’est pas exactement connu pour distribuer les cadeaux.

Et si les deux hommes décidaient de reprendre leur conversation là où ils l’ont laissée à Lyon, le public véronais n’aurait probablement rien contre.

Les Belges ont aussi rendez-vous

Dans ce casting international, la Belgique ne sera pas absente de la distribution.

Olivier et Nicola Philippaerts, Koen Vereecke et Emilie Conter figurent parmi les représentants belges annoncés à Vérone. Trois cavaliers, trois profils différents, mais une même difficulté : trouver leur place dans une concurrence qui ne laissera pas beaucoup de marge à l’improvisation. 

Avec Max Kühner, Marlon Modolo Zanotelli, Armando Trapote ou encore Billy Twomey dans les rangs adverses, la bataille promet d’être ouverte.

Le dénouement est programmé dimanche 8 novembre, à 14h30, avec l’épreuve de Coupe du monde à 1,60 m.

Et si Shakespeare nous a appris quelque chose, c’est qu’à Vérone, il vaut mieux se méfier des scénarios écrits à l’avance.

Retrouvez le programme complet ici

(Photos ©FEI/Massimo Argenziano/ Cover Fieracavalli)

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