Hard’Rock Queen HJD, l’éclair bleu-blanc-rouge part déjà sous pavillon Pessoa

Publié par Sébastien Boulanger le 22/05/2026

Il aura traversé le printemps français comme une météorite sur l’A13. Arrivé sous la selle de Julien Épaillard à la fin janvier, Hard’Rock Queen HJD aura eu le temps de gagner un Grand Prix 3* à Oliva, d’empiler les sans-faute et surtout d’offrir au Normand un nouveau titre de champion de France à Fontainebleau. Quatre mois plus tard, rideau. Le hongre Selle Français de 9 ans file déjà vers une autre vie sportive. Et non, pas direction un héritier texan sous stéroïdes financiers : le cheval rejoint Rodrigo Pessoa.

Une histoire courte, mais très bruyante

Dans le jumping moderne, certaines collaborations prennent le temps de mûrir. D’autres ressemblent davantage à un hold-up parfaitement exécuté. Celle entre Julien Épaillard et Hard’Roc Queen HJD appartient clairement à la deuxième catégorie.

Le Normand récupère le fils de Lauterbach et Coolcorran Cool Diamond à la fin du mois de janvier (jusque là il évolait avec Mathieu Bourdon). À peine le temps de régler les boutons que le couple commence déjà à faire sauter les chronos. En l’espace de quelques semaines seulement : seize épreuves internationales, une victoire dans le Grand Prix 3* d’Oliva et un sacre national à Fontainebleau. Rentabilité maximale.

Et à Fontainebleau justement, Hard’Rock Queen HJD avait tout du parfait cheval de championnat : rapide, respectueux, toujours dans la main. Le genre de monture qui transforme un parcours en démonstration de fluidité.

Julien Épaillard Hard'Rock Queen HJD
(©MET Oliva/ 1ClicPhoto/Hervé Bonnaud)

Le champion de France pour faire le bonheur du Brésil

Dans le commerce international du cheval de sport, les belles histoires ont souvent une date d’expiration très courte. Celle-ci n’échappe pas à la règle.

Quelques semaines seulement après le titre national, Hard’Rock Queen HJD change déjà de propriétaire. Une sortie express qui confirme surtout une chose : le marché ne dort jamais, même quand les flonflons du championnat résonnent encore dans les écuries.

Mais cette fois, le cheval ne part pas apprendre à un adolescent milliardaire à gérer un triple. Direction Rodrigo Pessoa.

Et là, le décor change immédiatement.

Rodrigo Pessoa, version collectionneur de cracks

Parce qu’on parle quand même d’un cavalier dont le CV ressemble à une encyclopédie du saut d’obstacles : champion olympique, champion du monde, vainqueur de la Coupe du monde (3 fois), multiple médaillé et figure absolue du circuit depuis plus de trois décennies.

À 9 ans, Hard’Rock Queen HJD rejoint donc une structure où l’expérience du très haut niveau ne manque pas exactement dans les murs. Le Brésilien continue ainsi de renforcer un piquet déjà tourné vers les très grosses échéances internationales.

Julien Épaillard Hard'Rock Queen HJD
((Photos cover © LPSE/PSV)

Une vente qui raconte aussi le jumping moderne

L’histoire est presque devenue classique : un cheval explose sportivement, prend instantanément de la valeur et change de camp avant même que le public ait eu le temps de s’attacher.

Sauf qu’ici, le timing donne à l’affaire un parfum particulier. Hard’Rock Queen HJD n’aura même pas eu le temps de s’installer durablement dans le paysage français après son titre à Fontainebleau. Comme si cette médaille d’or était à la fois un accomplissement… et une vitrine commerciale ultime.

Julien Épaillard, lui, connaît parfaitement les règles du jeu. Depuis des années, le Français compose avec ce marché où les cracks passent parfois plus vite qu’un barrage disputé à 400 mètres/minute.

(Photos cover © LPSE/PSV)

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