Rome remet la veste blanche : Piazza di Siena fête ses 100 ans et sort l’artillerie lourde

Publié par Sébastien Boulanger le 27/05/2026

Quelques jours après la grand-messe d’CHIO Aachen, le jumping mondial replonge les crampons dans l’herbe. Direction le parc Borghèse et son écrin unique : CSIO Rome Piazza di Siena, qui célèbre cette semaine son centenaire avec un casting XXL, des équipes affûtées.

Rome va redevenir ce qu’elle sait faire de mieux : un théâtre à ciel ouvert où les cracks du circuit viennent, là aussi, tester leur état de forme avant les Mondiaux. Et cette année, les organisateurs n’ont pas fait les choses à moitié. 76 cavaliers, 183 chevaux, vingt nations, et une impression persistante : le Parc Borghèse sera l’endroit où il faudra être ce week-end.

Le retour du gazon qui pique

Après la parenthèse allemande d’Aix-la-Chapelle, la tournée des terrains en herbe continue. Et Piazza di Siena reste un juge impitoyable. Ici, le décor est sublime, mais le sport ne pardonne rien. Les chevaux doivent avoir du sang, du moteur et suffisamment de respect pour encaisser. Précision, galop et nerfs solides obligatoirs.

À quelques mois « du » grands rendez-vous FEI, les chefs d’équipes vont surtout observer. Tester des couples. Valider des options. Éliminer des doutes.

Parce qu’à Rome, on ne vient pas uniquement pour les photos Instagram devant les pins parasols.

Une édition très féminine

Le centenaire romain aura aussi un visage féminin assumé. Vingt-cinq cavalières figurent sur la liste de départ, soit près d’un tiers du plateau. Et certaines arrivent avec de vraies ambitions.

Impossible de ne pas commencer par Nina Mallevaey. Révélation majeure de ces derniers mois, la Française débarque à Rome avec le statut qui change tout : celui de leader crédible de l’équipe de France. L’an dernier, elle avait marqué Piazza di Siena avec deux doubles sans-faute dans la Coupe des Nations et une troisième place dans le Grand Prix Rolex pour sa première apparition. Pas vraiment le genre de début discret.

Autour d’elle, les Bleus alignent également Marie Demonte et Megane Moissonnier. Et quand on sait que la France a déjà remporté vingt Coupes des Nations à Rome, difficile de ne pas voir les Tricolores comme de sérieux candidats.

Les États-Unis arrivent eux aussi avec une équipe 100 % féminine emmenée par Laura Kraut. Une déclaration d’intention presque autant qu’une sélection. Avec Natalie Dean, Marilyn Little et Callie Schott, les Américaines viennent défendre leur victoire de 2025.

Et puis il y a les Suédoises. Linda Heed, Wilma McMahon et Angelie von Essen autour du patron Peder Fredricson. Une équipe qui sent le piège pour tout le monde.

L’Allemagne arrive avec les flingues chargés

Sur le papier, l’équipe qui fait le plus peur reste probablement l’Allemagne. Les vainqueurs de l’édition 2024 débarquent avec une escouade premium : Richard Vogel, numéro 3 mondial et champion d’Europe en titre et toujours sur son nuage Aixois, Christian Ahlmann, l’inusable référence, sans oublier Sophie Hinners et Jörne Sprehe.

Clairement, la Mannschaft ne vient pas pour aller voir la pinacothèque de la villa Borghèse..

La Belgique avance masquée… ou presque

Côté belge, le menu est particulièrement épicé. Emilie Conter accompagnera trois quarts de l’équipe sacrée championne d’Europe à La Corogne : Nicola Philippaerts, Thibeau Spits et Gilles Thomas.

Et honnêtement ? Cette équipe ressemble à tout sauf à une sélection de transition. Gilles Thomas sans Ermitage, un Spits qui confirme semaine après semaine et un Philippaerts (Nicola) qui connaît ces grands rendez-vous par cœur.

La Belgique n’arrive peut-être pas avec le bruit médiatique de l’Allemagne. Mais sportivement, ça sent très fort.

Le Brésil et l’ombre des grands jours

Le Brésil, lui, débarque avec un mélange de nostalgie et d’efficacité. Rodrigo Pessoa reste une attraction à lui seul dans une arène aussi historique que Rome. À ses côtés, Yuri Mansur, vainqueur du Grand Prix Rolex romain l’an dernier, et Stephan de Freitas Barcha, lauréat du Trophée Loro Piana.

Sur une piste en herbe technique, les Brésiliens ont souvent cette capacité à rendre le sport simple. Ce qui est généralement mauvais signe pour les autres.

L’Italie veut sa fête

Évidemment, les Italiens ne pouvaient pas rater leur centenaire. Vingt-six cavaliers seront au départ à domicile, avec une vraie volonté d’exister sportivement et pas seulement dans le protocole.

Giulia Martinengo Marquet mènera notamment une importante délégation féminine italienne composée entre autres d’Elisa Chimirri, Antonia Vita Pinardi, Francesca Ciriesi, Beatrice Guidi, Clara Pezzoli et Greta Lepratti.

Ajoutez à cela des noms comme Piergiorgio Bucci, Emanuele Gaudiano ou Lorenzo De Luca, et l’ambiance promet d’être particulièrement chaude autour de l’ovale romain.

Cavaliers et chevaux engagés

🇧🇪 Belgique

  • Emilie Conter — Portobella van de FruitkorfKaduna JL ZQuiberon-P
  • Nicola Philippaerts — Gadget MoucheRolex Ter Leydonck
  • Thibeau Spits — Gin Flip de Muze ZJazzy des DamesImpress-K van’t Kattenheye Z
  • Gilles Thomas — Luna van het DennehofQalista DNChuck Marienshof Z

🇫🇷 France

  • Marie Demonte — Forban de BeliardGive Me One Reason DK
  • Nina Mallevaey — Nikka vd BisschopMy Clementine
  • Megane Moissonnier — Crooner TameIci et La CourcelleKandoo Z
  • Nicolas Sers — Eleven de RiverlandHorizon des Partages

🇩🇪 Allemagne

  • Richard Vogel — CloudioGangster MontdesirCardentos
  • Christian Ahlmann — chevaux à confirmer
  • Sophie Hinners — chevaux à confirmer
  • Jörne Sprehe — ToysHickstead White

🇺🇸 États-Unis

  • Laura Kraut — BaloutinueCarquilara PSDorado 212
  • Natalie Dean — Pedro van de BarlebuisMr BoombasticAcota M
  • Marilyn Little — Heidi von ImhoffLa Contessa
  • Callie Schott — Diamond TouchGarantPopstar

🇧🇷 Brésil

  • Rodrigo Pessoa — Prins van ’t EigenloGiorgio d’Ellipse
  • Yuri Mansur — Elano de Laubry ZVitikiMister Jup
  • Stephan de Freitas Barcha — Chevaux Primavera Imperio EgipcioChevaux Hex Lup Imperio EgipcioDinozo Imperio Egipcio

🇮🇪 Irlande

  • Denis Lynch — chevaux à confirmer
  • Cian O’Connor — UlyssesGospel TameKentucky TN
  • Tom Wachman — Tabasco de Toxandria ZDo It EasyKilkenny

🇮🇹 Italie

  • Giulia Martinengo Marquet — Delta Del’IsleScuderia 1918 Calle DeluxeHo Plaisir Mercoeur
  • Lorenzo De Luca — MangoonGolden du BreuilBaskin Smooth Diamond
  • Emanuele Gaudiano — Chalou’s Love PSChabrello PSNikolaj de Music
  • Piergiorgio Bucci — Casalia DGPallieter vd N.RanchHantano

🇸🇪 Suède

  • Peder Fredricson — Alcapone des CarmilleSV Vroom de la Pomme Z
  • Linda Heed — Crack BlueLaurien van Orshof
  • Wilma McMahon — Cicci BJNEleven
  • Angelie von Essen — Voila DK ZKlenTwinwin

🇬🇧 Grande-Bretagne

  • Jessica Mendoza — In The AirSummerhouseMalou HX
  • Jack Whitaker — Skyfall OSJack JLIzara des Dames

Retrouvez le programme de Piazza di Siena ici

(Photos © Piazza di Siena)

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