Trouble in the Brazilian delegation in Aachen. Just a few hours before the veterinary inspection and before the Showjumping World Championships had even really begun, Yuri Mansur announced his withdrawal. The reason: a serious disagreement with his federation over his place in the team. At 47, the Brazilian did not simply withdraw with QH Alfons Santo Antonio: he announced that he will no longer represent his country in championships or Nations Cups. And the statement was particularly salty.
The bombshell before the first fence
It did not even take until the first rail for the bombshell to drop.
On Sunday 16 August, on the eve of the veterinary inspection for the Aachen World Championships, Yuri Mansur announced his withdrawal from the Brazilian selection. The 47-year-old rider was due to compete at these Worlds with QH Alfons Santo Antonio, his experienced 19-year-old gelding.
But a deep disagreement with his federation over his place in the team blew the situation wide open. And Mansur clearly did not leave the ship quietly.
In a long statement, the Brazilian recounts more than a decade spent defending his flag, but above all an accumulation of frustrations. He notably denounces “incompetence”, “a lack of competent leadership”, “power struggles among athletes”, “favouritism” and the absence of fair rules and procedures.
In short, in terms of atmosphere, we have seen more serene World Championship preparations.
“I was subjected to blackmail and mistreatment”
Mansur va surtout beaucoup plus loin qu’un simple désaccord sportif.
« J’ai subi le traitement le plus déplorable de la part de cette équipe dirigeante, le pire dont j’aie jamais été témoin. J’ai été victime de chantage et de mauvais traitements. Pourtant, j’ai persévéré et donné le meilleur de moi-même pour ce pays. »
Selon le cavalier, les événements survenus dimanche 16 août ont constitué la goutte de trop.
« Mais les événements de ce dimanche 16 août 2026 ont franchi toutes les limites en matière d’éthique, de respect et d’esprit sportif. »
La conséquence est radicale. Mansur ne se retire pas seulement des Mondiaux : il annonce qu’il ne représentera désormais plus le Brésil dans les championnats ni dans les Coupes des Nations.
Il souhaite bonne chance aux cavaliers brésiliens présents à Aix, avant de réserver sa dernière flèche aux dirigeants concernés :
« Quant à cette équipe dirigeante, je n’éprouve pour elle que de la pitié. »
Tchau. Et quelques morceaux de vaisselle au sol.

Les propriétaires derrière Mansur
Dans ce bras de fer, Yuri Mansur peut compter sur un soutien de poids. La famille Olsen de Almeida, principaux propriétaires du cavalier via Olsen Stables / QH Horses, lui a apporté son soutien total.
« Au nom d’Olsen Stables / QH Horses, nous tenons à exprimer notre soutien total à Yuri Mansur et à sa décision concernant la situation actuelle », ont-ils fait savoir.
Un appui loin d’être anodin alors que Mansur devait justement aborder ces Championnats du monde avec QH Alfons Santo Antonio, l’un des piliers de son piquet de chevaux qui devait sans doute disputer là son dernier championnat de taille.
De la veste verte à l’Oranje ?
Reste maintenant la question qui risque de faire quelques kilomètres dans les allées d’Aix-la-Chapelle : Yuri Mansur pourrait-il prochainement changer de nationalité sportive ?
La piste néerlandaise ne sort pas complètement de nulle part. Son fils Pedro Mansur, 13 ans, représente déjà les Pays-Bas et vient de devenir champion d’Europe Children individuel à Hagen avec Hotmail des Forêts, quelques jours seulement avant les Mondiaux. Il y a également décroché l’argent par équipes.
De quoi forcément alimenter les discussions autour d’une éventuelle veste Oranje pour le père.
Mais pas question de transformer les bruits d’écurie en info à ce stade.
Ce qui, en revanche, ne souffre guère d’ambiguïté après son communiqué, c’est l’ampleur de la fracture avec l’encadrement brésilien.

Je t’aime, moi non plus, version drapeaux
Les histoires de cavaliers qui finissent par envoyer leur fédé promener ne datent pas d’hier. Abdel Saïd, qui disputera ces Mondiaux sous la veste belge, s’était sérieusement fritté avec la fédération égyptienne avant de changer de pavillon. Sergio Álvarez Moya a lui aussi connu une relation pour le moins compliquée avec sa fédération espagnole, au point d’avoir un temps envisagé d’aller sauter pour le Salvador. Les cas ne manquent pas. En jumping aussi, l’amour du maillot a parfois ses limites.
Mais Mansur vient d’ajouter une petite spécialité maison : le timing. Parce que changer de nationalité après des mois de bisbilles, passe encore. Claquer la porte la veille des Mondiaux, à quelques heures de la visite vétérinaire, avec QH Alfons Santo Antonio déjà dans les écuries d’Aix, c’est tout de même une autre façon de poser sa démission sur le bureau.



