Il fallait du sang-froid, un peu d’audace et surtout zéro tremblement. À Mexico, dans le très coloré Campo Marte, les St Tropez Pirates ont choisi le bon moment pour frapper. Une victoire à quatre points, arrachée au chronomètre face à Istanbul et Bâle, qui lance enfin leur saison 2026. Propre, précis.
Une victoire au millimètre
Dans la nouvelle GCL, les écarts ne se creusent plus, ils se grattent. À Mexico, ils se sont même joués à peine au-delà de la seconde.
Trois équipes terminent avec quatre points. Trois équipes capables de gagner. Mais une seule qui boucle son affaire en 147.23 secondes. Saint-Tropez fait la différence là, dans cette zone grise où le risque devient stratégie et où la vitesse ne pardonne rien.
Istanbul suit de très près, Bâle encore un peu derrière. Les trois sur la même ligne de fautes, séparés par un souffle. Une course de fond transformée en sprint.

Le Bon coup signé Campbell et Bucci
Le succès des Pirates n’a rien d’un braquage improvisé. C’est une opération propre.

Kaitlin Campbell lance la machine avec un sans-faute maîtrisé de Karius (Van Gogh x Drossan), fluide, sans fioritures. Le genre de parcours qui installe une pression immédiate sur les autres. Première saison sur le circuit, première grosse claque. Double sans-faute, trajectoires nettes, gestion parfaite du tempo. À ses côtés, Piergiorgio Bucci limite les dégâts avec un parcours à 4 points de Palletier vd N. Ranch.

Le duo ne traine pas et c’est la clé dans cette GCL nouvelle mouture. Juste ce qu’il faut de vitesse pour verrouiller le classement sans s’exposer. Résultat : une deuxième manche immaculée qui efface les doutes du premier tour et propulse l’équipe en tête.
Istanbul et Bâle, si proches et pourtant battus
Istanbul peut nourrir des regrets. Abdel Saïd with Bonne Amie fait le travail, proprement, avec un parcours sans faute qui maintient son équipe dans le match. Mais la barre de Simon Delestre en deuxième manche avec Golden Boy DK, coûte cher. Dans ce format, une faute ne se compense pas, elle condamne.

Bâle vit le même scénario. Solide, appliqué, jamais dépassé. Mais un petit accroc suffit à transformer une victoire possible en troisième place. La régularité paie, mais pas toujours au sommet.

Derrière, la mêlée générale
La suite du classement confirme une tendance lourde de cette saison : personne ne domine vraiment. Les écarts restent serrés, les erreurs se paient immédiatement.
New York passe tout près du podium sans parvenir à faire basculer la balance. Riesenbeck, lui, claque des parcours rapides et spectaculaires, notamment avec un Christian Kukuk double clair en mode express, mais traîne le poids de la première manche. Plus loin, certaines équipes limitent la casse quand d’autres explosent sous pression, entre fautes accumulées et abandons.
Et puis il y a ceux qui n’ont même pas vu la deuxième manche. Plusieurs formations majeures restent bloquées dès le premier tour, preuve que le filtre est devenu impitoyable.
Mexico, juge de paix
Le décor n’y est pas pour rien. Campo Marte impose son rythme, son ambiance, sa tension. Le public pousse, aspire, amplifie chaque trajectoire. Dans ce contexte, les chevaux montent en pression, les cavaliers aussi.
Tout devient plus intense. Les lignes se ferment plus vite, les options se prennent plus tôt. Ceux qui hésitent sortent du jeu.

Une victoire qui change la donne
Pour Saint-Tropez, ce succès n’est pas anecdotique. Il lance une saison qui tardait à démarrer et replace l’équipe dans la course au titre.
Le circuit file désormais vers Shanghai, et une chose commence à se confirmer : cette GCL 2026 ne laissera aucun répit. Chaque étape redistribue les cartes.
Les Pirates ont pris de l’avance. Reste à savoir combien de temps ils pourront garder le cap.

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(Photos © LGCT/Ljuba Buzzola)