À moins de deux semaines du TSCHIO d’Aix-la-Chapelle 2026, l’Allianz Park se prépare à accueillir un condensé de ce que le jumping mondial produit de mieux. Du 22 au 24 mai, les 30 meilleurs cavaliers du classement mondial seront tous présents en Allemagne. Et cette fois, l’enjeu dépasse largement le simple Rolex Grand Prix : pour beaucoup, Aachen servira aussi de répétition grandeur nature avant les grands rendez-vous de l’été, sur cette même piste qui ne pardonne rien.
Le Top 30 mondial dans la même arène
Il y a les concours cinq étoiles. Et puis il y a Aachen. Cette édition 2026 ressemble presque à une finale mondiale avant l’heure. Kent Farrington, de retour à la première place mondiale débarque avec l’étiquette du patron avec dans son sillage, le n°2, Scott Brash, unique vainqueur du Rolex Grand Slam à ce jour. Richard Vogel, champion d’Europe et nouvelle locomotive allemande, jouera à domicile avec une pression aussi énorme que les attentes autour de lui.
Derrière, le plateau donne le tournis : Ben Maher, Steve Guerdat, Simon Delestre, Julien Epaillard, Laura Kraut ou encore McLain Ward seront tous dans la Soers. Ajoutez Martin Fuchs, vainqueur l’an dernier, Christian Kukuk, Daniel Deußer et les Belges Gilles Thomas et Nicole Philippaerts, champions d’Europe par équipes et invité également, le vice-champion du monde en titre, Jérôme Guéry et vous obtenez probablement l’un des plateaux les plus denses de la saison. Un cas à part, hormis peut-être à Genève.
Aachen, laboratoire grandeur nature
Ce qui rend cette édition encore plus stratégique, c’est son timing. Plus compact et avancé dans le calendrier, le TSCHIO 2026 servira aussi de terrain de repérage XXL. Beaucoup de cavaliers devraient venir avec leurs chevaux de tête pour tester les sensations, le gazon et l’atmosphère de l’Allianz Park avant les grandes échéances internationales prévues ici dans les prochains mois.
À Aix, chaque détail compte : la taille de l’arène, la pression du public, les distances qui paraissent simples jusqu’au moment où elles ne le sont plus. Une reconnaissance grandeur réelle que personne ne veut manquer.
Pas de tour de chauffe
Le Rolex Grand Prix du dimanche restera évidemment l’objectif ultime. Gagner à Aachen, c’est entrer dans l’histoire du jumping mondial. Mais avant cela, il faudra survivre aux qualificatives du vendredi et du samedi.
Et au milieu d’un plateau pareil, le moindre rail peut coûter très cher. Ici, personne ne vient pour dérouler. Chaque parcours ressemblera à une finale déguisée.
Le “Jump & Drive” pour faire monter encore un peu la température
Comme si le spectacle sportif ne suffisait pas, le MERKUR CASINO-Cup ajoutera sa touche de chaos contrôlé avec son format “Jump & Drive”, mélange d’attelage et de saut d’obstacles.
Boyd Exell, Bram Chardon, Dries Degrieck ou Anna Sandmann seront attendus pour transformer le samedi après-midi en sprint géant à quatre chevaux. Aachen aime les stars. Aachen aime aussi le show.
Et cette année, les deux seront visiblement servis en quantité industrielle.
(Photo cover ©CHIO Aachen/Arnd Bronkhorst )