Gstaad coupe les moteurs, le polo décolle

Publié par Sébastien Boulanger le 19/08/2026


Du 20 au 23 août 2026, la Hublot Polo Gold Cup reprend ses quartiers à Gstaad, entre piste d’aéroport et cimes suisses. Un décor irréel, un plateau de haut vol et une constance presque insolente : ici, on ne court pas après la nouveauté. On cultive l’excellence, année après année.

Là où les avions s’effacent

À Gstaad, il y a ce moment suspendu où le bruit des avions disparaît. Silence sur la piste. Place au galop. Du 20 au 23 août 2026, la Hublot Polo Gold Cup reprend possession de ce terrain en herbe improbable, posé au bord de l’aéroport, avec les Alpes en toile de fond.

Un décor carte postale, oui. Mais surtout un théâtre de jeu devenu unique au monde.

La constance comme ligne de conduite

Depuis plus de vingt ans, le tournoi avance sans jamais se trahir. Même exigence. Même ADN. Même fidélité des équipes.

Ici, pas de révolution marketing ou de concept repensé tous les trois ans. Gstaad préfère la régularité au bruit. Une forme de classicisme assumé qui, paradoxalement, fait toute sa modernité.

« Pour la vingt et unième fois, j’organise ce tournoi à ma manière », glisse Pierre E. Genecand. Le ton est posé. Le message limpide : on ne change pas ce qui fonctionne, on l’affine.

Du tracteur au smoking

Avant les chukkas, il y a la terre. Et à Gstaad, elle n’est pas confiée au hasard.

Quelques jours avant le coup d’envoi, Pierre E. Genecand monte encore sur son tracteur. Un détail ? Non. Une philosophie. Celle d’un organisateur qui comprend que la qualité du jeu commence sous les sabots.

Un terrain souple, homogène, sécurisé : une condition non négociable pour les chevaux comme pour les joueurs.

Puis le tracteur disparaît. Le smoking prend le relais. Et l’homme de terrain devient hôte, avec la même précision.

Un tournoi, deux mondes

Sur le terrain, le casting ne tremble pas. Markus Gräff, Fabio et Luca Meier, Juan Pepa ou Rupert Knauf rempilent. Des capitaines habitués des lieux, qui savent ce que Gstaad exige.

Les professionnels argentins et anglais qui compléteront les équipes seront dévoilés prochainement.
Selon les informations disponibles à ce stade, aucun nom officiel n’a encore été communiqué.

Mais les habitués connaissent la musique : niveau élevé, engagement total, et peu de place pour l’approximation.

L’élégance sans effort

À Gstaad, le match ne s’arrête pas à la cloche.

Entre le terrain et l’espace VIP, il n’y a que quelques mètres… et un monde d’expérience. Déjeuners qui s’étirent, conversations qui s’installent, fidélité des invités.

L’hospitalité est devenue une signature du tournoi. Raffinée, mais jamais ostentatoire.

Le point d’orgue ? La soirée de gala du samedi. Incontournable. Et toujours portée par le Dora Live Band, devenu une tradition à lui seul.

Un polo ouvert, presque rare

C’est peut-être là que Gstaad se distingue le plus.

Malgré son standing, la Hublot Polo Gold Cup reste ouverte. Accessible. Vivante.

Autour du terrain, le village s’anime. Les familles croisent les passionnés. Les curieux découvrent. Et la parade des équipes dans les rues du village vient rappeler que le polo, ici, ne se regarde pas seulement : il se vit.

Le luxe de ne pas changer

Dans un circuit où tout va vite, Gstaad ralentit. Et gagne.

Pas de révolution. Pas de surenchère. Juste une exigence constante, appliquée partout : sur le terrain, dans l’organisation, dans l’accueil.

Ici, les avions restent au sol.

Et le polo, lui, continue de prendre de l’altitude.

(Photos © Pascal Renauldon – R&B Presse)

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